Best of Editos aux abonnés 2ème quinzaine Mars 2025. Note de la France, Réarmement les vraies questions, Nouveau coup d’état de l’UE.

Fitch est avec Standard and Poor’s et Moody’s, une des 3 grandes agences mondiales de notation des émetteurs d’obligations. 

Pour rappel, les obligations c’est le nom des emprunts que ces grands acteurs de l’économie font auprès du public. Les émetteurs d’obligations sont principalement les états et les grandes entreprises cotées en bourses. 

Les entreprises autorisées à émettre des obligations sont des milliers, et les états sont prés de deux cents. On comprend l’importance du rôle des agences de notation, qui est de renseigner le public sur la solvabilité de ces grands emprunteurs. Elles le font par un système de notations. En général la meilleure notre est : AAA (le fameux triple A), ou A3, et la plus mauvaise: C ou D, selon les agences. 

Plusieurs fois par an, les agences publient une mise à jour de leurs notations.

Des 3 grandes agences mondiales, Fitch est la seule qui en 2024 n’ait pas dégradé la note de la France.

En Septembre 2024, l’agence avait maintenu sa note AA- avec perspective négative. 

C’est à dire que si les fondamentaux des finances publiques Françaises ne s’amélioraient pas, la note Française passerait à: A+ la prochaine fois; Cela correspond à une dégradation d’un cran dans le système de Fitch.

Cette décision en avait surpris beaucoup qui attendaient déjà cette dégradation, parce que techniquement la note Française valait A+ (voire moins) plutôt que AA- 

Fitch avait justifié sa décision en expliquant que l’économie Française avait un potentiel réel de croissance qui devait permettre rapidement de réduire son taux d’endettement.  

Cet argument qui ne tenait pas la route s’est avéré faux, les ratios des finances publiques Françaises se sont encore dégradés depuis.

D’ailleurs les 2 autres grandes agences, Moody’s et SP, avaient chacune dégradé la note de la France en 2024.

La communauté financière s’attendait donc à ce que la prochaine fois, Fitch nous note A+

Le 14 Mars 2025 Fitch a publié ses nouvelles notations, le AA- de la France est reconduit. Cette fois encore, Fitch explique de techniquement la note de la France est A+ mais que la situation de l’économie Française bla bla bla bla comme la fois précèdente. 

Tout se passe comme si l’agence redoutait qu’en dégradant la note de la France comme l’ont fait, il y a quelques mois ses deux confrères Moody’s et Standart § Poors, elle ne provoque une panique financière, potentiellement mondiale. 

L’agence se réfugie donc dans un « en même temps »: elle nous dit quelle est la véritable note de la France, tout en ne l’appliquant pas (encore).

Que se passera-t-il à la prochaine publication des notes de Fitch, cet automne? La prudence de l’agence est un indice de la fragilité de la situation financière.

Vous pouvez m’écrire sur questionsfinances@gmail.com

Un but évident de la campagne des autorités de l’UE et du Président Français est de se procurer de vastes ressources financières à partir de l’épargne des Européens, particulièrement des Français.

J’en parle depuis plusieurs semaines, d’autres que moi aussi.

Une affaire aux coûts annoncés aussi énormes, rappelons que la présidente de l’UE, Von Der Leyen voudrait lever 800 Milliards d’Euros pour le réarmement de l’UE, doit avoir aussi d’autres objectifs politiques. 

Cela apparaît clairement quand on analyse les modalités concrètes d’un réarmement Européen.

Deux choses sautent aux yeux.

 – D’abord il ne s’agit pas de réarmer au sens strict du terme, c’est à dire rééquiper massivement les armées Européennes en matériels.  Mais bien de reconstruire les armées Européennes à l’abandon depuis la fin de la guerre froide il y a 35 ans. 

Pour mesurer la déchéance militaire des pays de l’UE, il suffit de regarder ce qu’est devenue l’armée Française dont le discours officiel nous dit qu’elle la seule armée sérieuse en Europe. 

Notre armée de terre c’est en ce moment un effectif combattant de 70 000 hommes. 

Pendant la guerre froide, l’armée Française d’active comptait de 500 000 à 600 000 hommes.

Actuellement, sur le front, les Ukrainiens alignent 600 000 soldats, les Russes 700 000.

Parce qu’une armée c’est d’abord des soldats, c’est à dire des hommes prêts à engager leurs vies, et formés à la guerre, reconstruire des armées pose la question de la réalité anthropologique des pays de l’UE à l’Ouest.

Nos populations, après 35 ans de paix en Europe, dénervées de wokisme, d’aides sociales, et de déresponsabilisation en tous genres, ont elles encore en elles les ressources morales pour générer des vrais soldats à hauteur de ce que la Russie et l’Ukraine ont prouvé avec la guerre actuelle?

Aujourd’hui, NON! Nous hisser à ce niveau prendra des années de transformation mentales des peuples de l’UE. 

Pour y arriver, c’est tout: dans le cursus scolaire, et la société, qui devra-t- être « patriotisé » et revirilisé. Si les hommes déconstruits, chers à la députée Sandrine Rousseau, étaient aptes à faire la guerre ça se saurait depuis longtemps. 

Il faudrait aussi recréer un service militaire, pour former les masses de soldats d’active et de réservistes nécessaire à « la vraie guerre » comme celle qui se déroule en Ukraine. Et, ça va avec, pour que les jeunes et les familles intègrent dans leur psychée, depuis leur tendre enfance, qu’ils peuvent être appelés à défendre leur pays sur un champ de bataille.

C’est un chantier énorme, qui nécessite entre autre la reconstruction de casernes pour y loger des centaines de milliers d’hommes supplémentaires. 

 – L’autre question fondamentale est basique: réarmer, mais contre quelle menace, contre qui?

Compte tenu des très longs délais que je viens de rappeler, il ne peut pas s’agir d’une menace imminente mais future.

Conclusion, si la Russie est réellement une menace actuelle (existentielle nous dit Macron) contre la France, le réarmement que le président et les médias larbins nous servent à toutes les sauces depuis une quinzaine, sera effectif bien trop tard. 

On en déduit qu’une fois de plus Macron nous raconte des carabistouilles: la raison du réarmement n’est donc pas « le danger Russe » subitement surgi de nulle part dans les médias Ouest Européens. Cette raison est autre.

Par exemple, celle ci: on remarque que les trois va -t-en guerre la France, le Royaume Uni, et dans une moindre mesure l’Allemagne, plongent dans une crise économique qui s’annonce dévastatrice. Leurs gouvernements vont devoir affronter la colère des populations lesquelles n’ont pas encore conscience de ce qui arrive.

Terroriser les populations pour faire diversion est une solution qui marche. On l’a vu avec le succès de la campagne de la Covid, qui a réussi à pousser, en France par exemple, des dizaines de millions de personnes à se faire injecter un pseudo vaccin expérimental. Il n’y a que 5 ans de ça . 

La menace de la guerre est leur dernière carte. S’ils la veulent vraiment, il leur suffira d’envoyer des troupes « de maintient de la paix » en Ukraine. Le président Poutine a prévenu qu’elles seraient accueillis par les missiles Russes.

Vous pouvez m’écrire sur questionsfinances@gmail.com

Sous le prétexte de la nécessité d’un réarmement face au supposé danger Russe, la Présidente Von der leyen, de la commission Européenne, réalise en direct un coup d’état par lequel elle s’arroge de nouvelles compétences au delà de celles prévues dans les traités de l’Union Européenne.

Sous nos yeux Mme Von Der Leyen s’empare de la politique de défense en UE.

La manœuvre est bien huilée, elle a des précédents! 

D’abord, avec le concours des chefs d’états et de gouvernements Européens qui veulent la continuation de la guerre en Ukraine, Mme Von Der Leyen a développé le narratif de l’apparition d’un danger « existentiel » dirait Macron.

Cela impose d’y faire face énergiquement. Il s’agit bien sûr du danger Russe, dont les médias de la propagande nous parlent à longueur de depuis que la paix en Ukraine semble en bon chemin.

On mobilise tous les journalistes des médias officiels pour nous expliquer que comme le dit notre président Macron « Poutine ne va pas s’arrêter là ». Voila des masses de Français et d’Européens, anesthésiés par la propagande, plongés dans l’angoisse d’une invasion. 

L’étape suivante c’est l’énoncé de la problématique, et c’est la présidente de la commission qui la pose, ce qui implicitement en fait la patronne dans cette affaire. C’est là que réside le coup d’état.

« Il faut réarmer l’Europe » dit elle. Il s’en suit que chaque pays doit se réarmer.
Alors quand Macron ou le futur chancelier Allemand Merz disent à leur tour, comme en écho de Mme Von Der Leyen « il faut réarmer la France », ou  » il faut réarmer l’Allemagne » ils se mettent implicitement sous l’autorité de la présidente de la commission Européenne en matière de politique de défense de l’UE. 

C’est comme cela qu’on est passé de la lettre des traités dans lesquels la politique de défense ne fait pas partie des compétences de la commission, à la nouvelle réalité dans laquelle c’est la présidente de la commission qui décide de la politique de défense de l’Union.

On remarque que, comme d’habitude l’opération s’est faite avec la complicité des chefs d’états et de gouvernements des pays de l’UE. 

Il restait plus qu’à définir les modalités de financement de cet immense chantier que sera le réarmement s’il doit avoir lieu. 
Par qui ? Par la commission pour bien confirmer que désormais dans ce domaine c’est elle qui décide.
La présidente Von Der Leyen a posé le chiffre de 800 Milliards, et défini les voies pour les réunir.

Et ce sont encore de nouveaux pouvoirs pour la commission ! 

 – Il est prévu un emprunt européen mutualisé (« obligations européennes ») de 150 milliards. Les états seront donc collectivement garants du remboursement auprès des souscripteurs.

Jusqu’à présent les Allemands n’avaient jamais accepté ce principe. Ce verrou semble avoir sauté. C’est un grand pas fédéraliste qui est franchi au profit de la commission Européenne, si la cours constitutionnelle Allemande confirme cette acceptation.

 – Il y aura aussi le produit d’épargne européen dont on nous parle depuis quelques mois, pour mobiliser les capitaux privés (dont ceux des particuliers). 
C’est, s’il voit le jour, la réalisation de l’union des marchés des capitaux qui est un degré supplémentaire dans l’intégration Européenne.

 – Et chaque pays prendra ses propres mesures pour financer son réarmement.  
En France le gouvernement annonce le lancement d’un premier plan d’Epargne Défense de 500 millions pour financer en capital les entreprises du secteur de la défense. D’autres sont prévus pour arriver à 5 Milliards.

Ce produit financier est destiné à des épargnants-investisseurs accordant une confiance sans borne à l’état! Il n’y a pas d’engagement sur son rendement, son capital n’est pas garanti, et l’argent est bloqué 5 ans.

En fait de placement c’est un chèque en blanc donné à l’état… qui en fera d’une manière ou d’une autre, ce qu’il voudra, et le remboursera ou ne le remboursera pas.

Si vous désirez investir dans le secteur de la défense, c’est la pire des façons! Il y en d’autres beaucoup plus rationnelles et sûres. J’y reviendrai dans un prochain article.  

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Pierre Maumont

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Best of Editos aux abonnés 1ère quinzaine Mars 2025. Ukraine, réarmement, captation de l’épargne

Après avoir censuré le budget (et le gouvernement) Barnier, l’assemblée nationale a du se prononcer sur celui du gouvernement Bayrou.

Comme prévu et annoncé dans mes articles ces dernières semaines, le budget Bayrou comme son prédécesseur ne résout rien, il ne vise qu’à repousser un peu le mur qui arrive, à coup d’impôts supplémentaires sur les ménages et les entreprises.

Dans le réel des entreprises, à l’opposé des discours mensongers en vigueur depuis des années, rien ne s’arrange. 
Les contraintes administratives s’alourdissent, générant de la paperasserie supplémentaire, laquelle nécessite parfois des embauches, improductives par nature, qui viennent donc plomber le compétitivité des entreprises Françaises.

Les entreprises comme les ménages n’ont surtout pas besoin de plus de complexité, mais ont un énorme besoin d’air, de liberté, et de payer moins de charges et taxes pour augmenter bénéfices, investissements, salaires, et pouvoir d’achat.

Partout dans le monde, pour faire face à la rude compétition internationale qui se gagne ou se perd avec la rentabilité des entreprises, nos challengers réduisent les prélèvements et impôts sur les entreprises, et parfois aussi sur les ménages, comme l’annonce Donald Trump. En France, le budget Bayrou les augmente encore en France.

Tout le monde ou presque sait que nos politiciens, sauf exception rarissime, sont totalement étrangers à l’entreprise donc à la création de richesse. C’est malheureusement vrai.

Ils sont passés de l’université à la carrière politique via le syndicalisme étudiant ou le militantisme partisan, pour les autres, par un grand corps de l’état. Autant d’entités qui ne sont pas connues pour la valeur qu’elles apportent au pays.

Pour ces gens, la création de richesse ça se fait tout seul. Les activités importantes sont la répartition et l’administration; c’est à dire les leurs. Sauf que dans le monde réel c’est juste l’inverse. 

Ce qui est vrai et qui explique pourquoi les politiques s’accrochent à leurs fonctions et postes, c’est que leurs activités sont beaucoup plus rémunératrices que le travail productif (excepté pour l’infime minorité des très grands patrons de multinationales, et leurs plus hauts cadres).

Si F Bayrou a recouru comme tous ses prédécesseurs à l’augmentation des impôts et charges pour le financement du budget 2025, ce n’est pas seulement parce que c’est dans leur ADN.
C’est parce qu’il est lui aussi incapable de faire passer des baisses sérieuses de dépenses.

Quand on regarde les principaux constituant de ce budget, on est frappé par la viduité de la partie baisse des dépenses. Il n’y en a quasiment pas.
A part une diminution de 111 millions de l’aide médicale d’état (ce qui est d’une dimension ridicule) ; en fait de baisse des dépenses il y a quelques autres mesures insignifiantes, et surtout le maintient de certains postes à leur niveau 2024 sans les augmenter, quelle prouesse! 

Le gros de l’effort pour atteindre l’objectif très modeste de passer d’un déficit de l’état à 6,10% en 2024 à 5,4% en 2025 porte sans surprise sur les augmentations d’impôts. 
Une augmentation d’impôt de 2 Milliards sur les revenus des ménages très aisés et de 8 Milliards sur les bénéfices des plus grandes entreprises, fournit l’essentiel des augmentations de recettes.

Réduire fortement le déficit cette année après son explosion l’année dernière, pour montrer aux prêteurs internationaux qui financent l’état Français depuis des décennies que nos finances restent sous contrôle, est urgent.

Le problème ne devrait pas être une fois de plus minimisé et traité par la stratégie de « gagner du temps ». Mais l’action du gouvernement sur l’évolution du déficit se révèle très faible.

Il faut remarquer que le montant des intérêts payés par l’état à ses prêteurs passe cette année à 55 Milliards d’euros contre 46 Milliards l’année dernière.
Les 10 Milliards de recettes supplémentaires du budget Bayrou sont  donc totalement absorbés par cette augmentation. Elle est elle même conséquence de l’augmentation permanente de la dette, et depuis 4 ans de l’augmentation des taux d’intérêts.

Ces chiffres nous disent que dans le contexte politique actuel, le gouvernement Français commence à perdre le contrôle de nos finances publiques. 

L’épargne grand public devient un piège quand l’état a trop besoin d’argent.
Dans ma nouvelle vidéo je fais le point sur les manoeuvres gouvernementales et Européennes en cours, pour capter une part, qui peut être considérable de l’épargne des ménages Français.

L’allocution alarmiste du président Français ce 5 Mars, sur l’urgence d’un réarmement massif, s’inscrit dans un ensemble de déclarations de même inspiration. Elles proviennent du gouvernement Français, et aussi du gouvernement Allemand et de la commission Européenne.

Ma vidéo « débunque », clairement j’espère, ce qu’il y a derrière ces déclarations.
Au delà de la mise en scène de circonstances, la puissante justification que constitue les objectifs déclarés, et les montants colossaux des dépenses annoncées, constituent une batterie de missiles braqués sur l’épargne des ménages Français.

On en revient au noeud financier qui se resserre de plus en plus sur la France: le financement de sa dette et de ses déficits d’état.
Je vous ai parlé ces temps ci de l’incapacité démontrée par l’actuel premier ministre, après ses prédécesseurs de faire voter un budget de redressement financier qui ne repose pas essentiellement sur une augmentation de la fiscalité et des prélèvements sociaux.

Nos créanciers continuent malgré tout à répondre présent à chaque émission d’emprunt par le trésor (l’adminsitration qui gère nos finances publiques) Français.
Leur seule garantie d’être remboursés c’est l’épargne Française existante, c’est à dire la votre, la mienne et celle de tous les ménages.

Pour l’état la tentation s’accroît d’en prendre une partie pour confirmer que la garantie est réelle, et en même temps financer ses déficits sans passer une nouvelle fois par la case emprunt. En cas de hausse des taux, sans assistance de la BCE ce sera inévitable.

La campagne en cours sur la soit disant nécessaire explosion des dépenses militaires, indique que ce plan est en route.
Il sera facile à mettre en oeuvre, du moins au début, parce qu’une part importante des 6000 Milliards d’épargne des Français est sous contrôle de l’état.
Les ordres de grandeurs sont: 500 Milliards sur les livrets A; 1500 Milliards sur les fonds Euros, et 1500 Milliards en dépôts bancaires.

Bien sûr les épargnants sont protégés par la loi.
Mais il faut rappeler qu’ils ne sont pas propriétaires de leurs dépôts. Ils sont seulement créanciers des banques et des compagnies d’assurances. L’état peut décider de bloquer les comptes, à partir de là se servir à sa guise, il suffira de la faire avec une couverture légale exceptionnelle.

Excepté les livrets A, pour lesquels on voit mal l’état commencer par les spolier, alors qu’il leur apporte sa garantie, les fonds Euros et dépôts bancaires sont les premières cibles potentielles pour la spoliation de l’épargne.
Ces supports d’épargne sont en train de devenir des pièges.

Symétriquement ils serviront de paratonnerres pour les autres formes d’épargne, lesquelles sont par nature mieux protégées contre l’état.
Je vous en parlerai prochainement.

Ces placements ne sont pas secrets, même pas confidentiels. Ils sont souvent méconnus ou insuffisamment connus du public.

C’est un lieu commun de dire que l’éducation financière est inexistante en France. C’est bien l’ignorance qui cause les erreurs de la grande majorité des épargnants. Il y a aussi, disons le, un certain manque de curiosité.

Les comptes bancaires et l’assurance vie sont des supports d’épargne qui sont venus vers nous, par défaut. Ils ne résultent pas d’une recherche de solution proactive de notre part. On ne pas vivre sans compte en banque dans le monde actuel; quand à l’assurance vie, elle est tellement diffusée, qu’il est impossible qu’ un jour ou l’autre un professionnel ne nous propose pas d’y souscrire.

Il s’en suit que ce sont les 2 principaux supports d’épargne alors que leur souscription ne résulte pas d’une recherche volontaire de solution à une problématique d’épargne ! C’est un paradoxe à 3000 Milliards d’Euros (cf mon article précèdent), qui résume très bien dans quelles conditions d’amateurisme les « choix » de placements se font.

Leur caractère universel, en tant qu’ élèments du paysage de la vie courante, en fait aussi la première réserve à la disposition de l’état si le besoin de puiser dans notre épargne se fait sentir. 

Leur première vulnérabilité est que ces placements ne nous appartiennent pas. N’oublions pas qu’à la seconde ou nos dépôts arrivent sur eux, ils deviennent propriété de la banque ou de la compagnie d’assurance. L’épargnant dispose seulement d’un droit de créance sur ces établissements.

Une deuxième faiblesse est que s’en emparer ne pose à l’état aucune difficulté technique. Il suffit qu’ordre soit donné aux banquiers et assureurs de bloquer les dépôts. Les dispositifs réglementaires existent depuis plusieurs années pour cela (Sapin 2, Bail In).

Les placements résilients aux spoliations étatiques sont par nature exempts de ces points faibles, et ont d’autres caractéristiques qui rendent leur saisie possible.

 – Ils ne sont pas des créances mais des actifs tangibles, ou non, dont nous sommes propriétaires

 – Il n’existe aucun cadre légal qui autorise l’état à s’en emparer (ce serait du vol puisque l’épargnant à sur eux un titre de propriété).

 – Certains ont aussi d’autres aspects qui rendent impossible la préemption par l’état.

Ne pas se faire dépouiller de son épargne par l’état, au fond c’est simple, il suffit d’épargner sur les supports qui remplissent ce cahier des charges.

Dans le prochain article, je vous présenterai les principaux.

Je vous disais Lundi que 2 caractéristiques définissent les placements protégés des (ex)actions financières de l’état:

 – Ils ne sont pas des créances mais vous appartiennent (vous avez un titre de propriété)

 –  l’état ne dispose pas de cadre légal pour s’en emparer.

En pratique il y en a souvent une 3ème: il serait techniquement très difficile, ou impossible de vous les prendre.

On en déduit que l’immobilier classique ne fait pas partie de ces placements « anti spoliation de l’état ».

Les gens du ministère des finances le considère comme une gigantesque réserve de taxes pour financer les déficits publics.

Et l’OR ne fait il pas l’affaire?

La réponse est oui…mais ça dépend fortement des conditions d’achat et de stockage. 

L’obligation de déclaration au fisc est à la revente, mais pas à l’achat. 

Il s’en suit que tant que vous ne le revendez pas; pour savoir quels ménages possèdent de l’Or, l’état devrait demander à tous les courtiers en métaux précieux de France de produire leurs comptabilités. On imagine le nombre de contrôleurs qu’il faudrait consacrer à cette tâche. La possession d’OR demeure donc discrète par rapport à celle de beaucoup d’autres actifs.

Pour autant en « mettant le paquet » l’administration fiscale pourrait connaître les identités des acheteurs d’OR en France depuis 10 ans. 

Mais l’achat d’OR peut se faire à  l’étranger et en même temps rester stocké à l’étranger.

Dans ce dernier cas, la coupure entre l’OR qu’on possède, et l’état Français est faite. La spoliation n’est plus possible.

En pratique pour que la coupure soit totale, il y a une autre mesure à prendre. Elle n’est pas l’objet de cet article, mais elle réalisable.

En résumé, la force d’un patrimoine en OR contre un état prédateur est qu’il peut demeurer inconnu de cet état.

Pour d’autres actifs qui n’ont pas la discrétion de l’Or, leur protection tient au fonctionnement de l’ensemble dont il font partie dans le système financier. Si l’état voulait se les approprier, ce serait la destruction du système financier.

C’est par exemple le cas des actions et des fonds actions cotés en bourse. Techniquement ça ne peut pas se faire.

Les placements en bourse se font via des fonds de placements qui détiennent des parts de dizaines et de centaines d’entreprises. Ces fonds sont des créations des sociétés de gestions qui sont des géants financiers.

La propriété des parts est un enregistrement numérique dans les livres de ces sociétés de gestion. Pour la modifier il faudrait que ces sociétés en soient d’accord, ce qui entrainerait immédiatement la perte de confiance de leurs millions de clients..

La conclusion provisoire de ces développements sur l’Or et les placements en Bourse est qu’il n’y a aucune fatalité à se faire piller par l’état si l’envie lui en prenait.

Ces 2 exemples d’échappatoires que nous venons de voir sont clairement efficaces. 

Comme en toutes problématiques patrimoniales on peut parvenir à l’efficacité maximale en jouant sur les diverses solutions existantes. 

Ce qui frappe dans cette initiative, au demeurant pourvoyeuse de risque de guerre directe contre la Russie, c’est que les 2 pays qui s’associeraient à l’initiative de la France ne font pas partie de l’UE ! 

Ainsi, désormais, l’Européiste le plus fervent, Emmanuel Macron, quand il s’agit d’agir concrètement, ignore l’UE au profit de partenariats nationaux hors de l’UE. Dans l’épreuve les masques tombent et s’en volent les illusions.

L’UE au plan international est donc mise sur la touche par la France, c’est la première manifestation de l’onde de choc sortie de la défaite en Ukraine, qui est du même coup, celle de ses soutiens: l’ex présidence Biden, son administration, et l’UE.  

Mais ça ne s’arrête pas là, le coup d’état judiciaire en Roumanie, qui interdit au candidat Euroseptique, Calin Georgescu devenu archi favori de la présidentielle de Mai (et donc « d’extrême droite » dans les médias officiels), est une trahison au grand jour des idéaux d’état de droit dont l’UE se gargarise depuis sa naissance. L’affaire est pilotée par l’UE, avec semble t il la France à la manoeuvre. 

C’est la spectaculaire faillite idéologique et morale de l’Union Européenne sous le choc de la défaite militaire. 

Dans ce contexte, on commence à entrevoir que la commission Européenne n’a plus assez de force en Europe pour faire adpoter son projet de 800 Milliards pour la défense de l’UE, qu’elle n’avait de toute manière aucun pouvoir d’imposer. 

Par contre les états, eux, peuvent chacun décider de se lancer dans le réarmement. 
Le projet Von Der Leyen servira de justification à leur volonté de lever massivement des fonds pour réarmer…ou pour en faire autre chose. 
C’est ce que nous prépare le gouvernement Français, comme analysé dans mes articles récents.

L’unanimisme des médias officiels pour assurer le service après vente de Macron après son allocution, confirme que la machine de propagande s’est mise en marche. Ce ne peut être que pour nous faire accepter de gros sacrifices. Notre épargne est vivement pressentie pour « sauver la France » en finançant, non pas un effort militaire massif, mais beaucoup plus probablement…la dette de l’état et ses déficits galopants.

Je vous ai parlé la fois précédente de 2 voies puissantes pour protéger notre épargne de son accaparement par l’état.
Le temps de les mettre en oeuvre est venu.

Qu’il s’agisse de convertir en Or une partie de l’ épargne, ou d’organiser sa géo-diversification (on dit aussi expatriation, ou décentralisation), chacune d’elle renforce considérablement la protection de votre épargne contre un ramassage illégal de l’état.
La protection complète contre le vol de l’épargne par l’état sera obtenue pas la mise en oeuvre conjointe de ces 2 mesures.

C’est ce que j’ai fait personnellement ces dernières années.  Je protège ainsi mon épargne des dérapages certains de l’état quand il aura bientôt le choix entre la piraterie contre ses citoyens, c’est à dire nous, ou la faillite.
Ces choix de placement s’avèrent d’ailleurs performants et sécuritaires face aux autres risques qui planent sur l’épargne actuellement.

L’état n’aura pas longtemps à réfléchir, la décision est prise depuis la crise de 2008; en témoignent l’inscription dans le droit national des lois qui lui en donnent le pouvoir. 

Je vous ai fourni dans ma précèdente lettre les informations générales à connaître pour mettre en place ces mesures. En pratique pour le faire au mieux on rencontre des problèmes divers à règler sans se tromper.

Pour gagner du temps et la tranquillité, il y a 2 de mes formations qui permettent d’y arriver: celle sur comment acheter l’Or qu’il nous faut, et celle sur l’expatriation du patrimoine. 

Vous êtes plusieurs centaines à être déjà inscrits à au moins une de ces 2 formations; beaucoup d’autres n’en ont aucune des deux.

Je réouvre le 15 Mars, les 2 formations, pendant quelques jours.
Pendant les 2 jours qui suivront vous pourrez les obtenir en promotion avec les remises suivantes:
 25% sur chaque formation
 40% pour le pack des 2 formations contre la spoliation par l’état

Voici ce que vous découvrirez dans ces formations.

Formation sur la sécurisation du patrimoine par son expatriation

OBJECTIFS DE LA FORMATION
Savoir définir une stratégie d’expatriation des actifs de votre patrimoine, comment et où placer et investir à l’étranger en mettant votre épargne et votre patrimoine hors du champ du risque économique, financier, monétaire, politique, et social de votre pays de résidence. 
Et savoir la mettre à exécution.

LES POINTS CLEFS QUE VOUS ALLEZ DECOUVRIR DANS CE COURS
  – Je vous révèle comment l’expatriation du patrimoine protège des abus de l’état, et des défaillances nationales
  – Vous comprenez comment L’expatriation du patrimoine c’est plus de sécurité, de liberté, d’autonomie, et d’enrichissement
 
  – Vous apprenez à construire la stratégie d’expatriation qu’il vous faut. Expatrier sans avoir de direction ne sert à rien  

  – Vous découvrez quels sont les risques possibles de l’expatriation selon les catégories d’actifs à expatrier, et ce qu’il faut faire
  – Je vous parle de 2 indicateurs d’efficacité méconnus des particuliers mais indispensables 
  – Je vous dis dans quels pays délocaliser selon la nature des actifs
  – Je vous révèle des établissements étrangers reconnus, pour investir à l’étranger et  détenir nos fonds à l’étranger
  – Vous apprenez comment expatrier les différents types d’actifs
  – Je vous présente concrètement des produits et instruments financiers à l’étranger 
   –  Vous découvrez une astuce puissante pour expatrier l’investissement immobilier
  –  Je vous dis quels circuits je recommande pour acheter et stocker de l’or à l’étranger
 –  Je vous explique comment disposer légalement des revenus des placements à l’étranger
–  Je vous présente le règles fiscales, et obligations fiscales à respecter pour être tranquille
   
–  Vous accédez à 4 Bonus d’informations opérationnelles           
                   

Formation sur la protection du patrimoine et du ménage en sachant acehter l’Or qu’il faut

OBJECTIFS DE LA FORMATION
  – Maîtriser La Méthode Stratégique de protection par l’OR De L’Idée Jusqu’à La Revente
 – Eviter Les Arnaques, Pièges et Erreurs Coûteuses de l’achat d’OR
– Savoir sur quelles formes d’OR physique fonder nos stratégies possibles   
 – Connaître les meilleurs vendeurs d’Or pour acheter en confiance, et ceux à éviter
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LES POINTS CLEFS QUE VOUS ALLEZ DECOUVRIR DANS CE COURS
–  Je Vous Explique Ce Qu’Il Faut Absolument Connaître Pour Ne Pas Faire « Tout Faux »

–  Les 4 types d’Objets, Les 4 Fiscalités, Les 4 Solutions de Stockage, Les 4 Types de Vendeurs
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       Et ceux dont je suis client 
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–  Je Vous Explique Comment Choisir Entre Pièces et Divers Lingots
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–  Je vous explique Comment se Forment les Prix des Divers types d’OR Physique
 –  Je vous dévoile comment gérer efficacement votre budget achat d’ OR 
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Pierre Maumont

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Histoire du système qui a cassé la France depuis 50 ans

Histoire du système qui a cassé la France depuis 50 ans. Une stratégie en 2 temps.

1ere partie la destruction de la puissance française : démembrement l’état et désindustrialisation 1974 – 2012

Il y a 50 ans au milieu des années 1970, la France était la 4 ème économie mondiale elle talonnait l’Allemagne. Cette puissance économique et industrielle ajoutées à sa force de frappe nucléaire indépendante, et son siège au conseil de sécurité de l’Onu, en faisait le leader incontesté de l’Europe. Le pdt Français ne prenait pas ses ordres à Washington et les grandes orientations de la politique économique de la France n’étaient pas décidées par la commission Européenne.

Avec ces atouts et son rayonnement diplomatique la France était la 3ème puissance mondiale derrière les Etats Unis et la Russie.

Dans cet article je vous montre comment un pays passe en 50 ans de 3ème puissance mondiale, avec un état sans dette, à ce qu’il est aujourd’hui :10 ème économie mondiale, et 25 ème en Pib par habitant avec une dette de l’état de 120% du PIB Mds ; et de pays souverain à vassal des Etats Unis sous l’autorité de l’UE.

Beaucoup de changements sont survenus dans le monde depuis 50 ans. On pourrait à première vue penser que le déclassement de la France est la conséquence de la mondialisation et de la délocalisation de nos industries qu’elle a provoquée. C’est en partie juste, mais un tel déclin en seulement 50 ans n’est pas seulement et ne peut pas être seulement le résultat d’une évolution de l’environnement économique mondial.

C’est celui d’une suite de décisions politiques et leurs conséquences économiques, fondamentalement néfastes qui ont cassé la puissance montante de la France. Ces décisions servent un objectif poursuivi inlassablement depuis 50 ans : abaisser la France pour rendre possible la création d’une Europe fédérale, sous domination Américaine.

Pourquoi une Europe fédérale dominée par les usa nécessite d’abaisser la France ? Réponse : parce que la 3ème puissance mondiale farouchement indépendante était trop grande pour rentrer dans le rôle d’un état fédéré vassal des Etats unis. Il fallait donc lui rogner très sérieusement les ailes, à proprement parler, la casser.

Derrière ces décisions il y a des hommes. On connaît les figures politiques du devant la scène. Tels l’arbre qui cache la forêt, derrière eux il y a presque toute la classe politique, les milieux d’affaires et financiers, une bonne partie des intellectuels, toujours vulnérables aux idéologies, et les médias qui sont indissolubles de cet ensemble.  

En un mot c’est le parti de l’étranger qu’on retrouve tout au long de l’histoire de France.

L’histoire commence en 1974 avec l’élection de Valery Giscard d’Estaing à la présidence de la république. Mettons les évènements dans l’ordre, elle commence le 2 Avril 1974 avec la mort prématurée du président Pompidou. Emergent alors 3 candidats majeurs à la présidence de la république : le gaulliste historique Jacques Chaban Delmas 1er ministre de Georges Pompidou, le ministre des finances Valéry Giscard d’Estaing, et un cheval de retour de la 4ème république François Mitterrand.

Ce qui va se passer dans les mois qui vont suivre de cette année 1974 est la mise au point de la stratégie qui depuis a toujours permis l’arrivée au pouvoir en France de politiciens choisis par l’oligarchie Européiste.

On remarque que des 3 principaux candidats il y a en 1 seul, jacques Chaban Delmas qui soit supposé s’inscrire dans la  continuité de l’œuvre des présidents de Gaulle et Pompidou qui ont à leur actif d’avoir mis la France à la 3ème place des puissances mondiales.

Ce que les Français de l’époque n’ont pas vus ou compris, c’est qu’au-delà des catégories sociologiques différentes que représentaient les candidats Giscards et Mitterrand, les 2 hommes avaient en commun une caractéristiques essentielles : tous 2 étaient déjà des européistes fédéralistes, mais l’un comme l’autre, sur ce sujet avançaient masqués.

L’important était là, non pas dans l’affrontement gauche droite qu’ils étaient censés incarner, et qui polarisait totalement le corps électoral. Déjà en 1974 le vrai sujet de l’élection était l’indépendance de la France, comme de Gaulle l’avait formulé quelques années plus tôt.

Les électeurs n’avaient aucune conscience que leur vote était le premier d’une série qui livrerait la France au pouvoir de la commission européenne et du même coup la priverait de son indépendance. On ne peut s’empêcher de se rappeler de l’avertissement de Charles de Gaulle à l’occasion du référendum qu’il soumit aux Français en 1969, avant de le perdre et de démissionner : « jamais le vote de chacune et de chacun de vous n’aura pesé aussi lourd ».

Comme souvent l’opinion publique en France a une époque de retard dans ses analyses politiques, surtout quand les leaders politiques lui mentent sur la situation et sur leurs objectifs de long terme.

Ce n’est que de nombreuses années plus tard que les rivaux de 1974 ont montré que leur objectif était la construction d’une Europe fédérale. Un jour dans les années 1990 Mitterrand alors président l’avoua, tout simplement, lors d’une interview à la presse. Quand à Giscard, après sa défaite aux présidentielles de 1981 il consacra son temps à son projet Européen ; c’est lui qui prépara le texte du traité constitutionnel que le président Chirac essaya de faire adopter par referendum en 2005.  

Mais revenons en 1974. C’est Giscard qui gagna la présidentielle. Sa grande affaire fut le rapprochement avec l’Allemagne illustré par sa proximité avec le chancelier Helmut schmidt, habilement mise en scène. En apparence, l’idée de relation saines entre les 2 piliers Européen ne peut être que bénéfique pour les 2 pays et l’Europe.

Mais l’objectif véritable de Giscard allait beaucoup plus loin : faire converger les devises des 2 pays. On créa à cet effet le SME : serpent monétaire Européen, puis système monétaire Européen, les 2 ancêtres de l’Euro.

C’est à partir de là que la construction Européenne se fit sur le sacrifice des intérêts de la France. La raison en est que rapprocher le Franc et le Deutsche Mark ne pouvait que se faire qu’en renforçant le Franc. Le renforcement du Franc face au DM signifiait l’affaiblissement progressif de l’industrie Française à l’export, au bout du processus il y avait le début de la désindustrialisation de la France. C’est bien ce qui passa !

En 1981 les Français élirent Mitterrand, ils pensaient opérer une rupture historique. A gauche, on invoqua les mannes de Jaurès, et de Blum. A droite on voyait déjà les 40 000 chars de l’armée soviétique déferler jusqu’à Paris.

Les 2 étaient à côté de la plaque !  En réalité, sans en avoir idée, ils s’enfonçaient davantage sur le chemin du sabordage de la France au profit du projet d’Europe supranationale et anti démocratique par nature, qui est donc l’exacte antithèse de la nation Française démocratique.

En ce début des années 1980, excepté les esprits politiques les plus lucides, personne n’en avait conscience. C’est en 1992, que le traité de Maastricht vint couronner cette longue marche avec la création de l’UE et de l’Euro. Désormais l’essentiel du pouvoir qui s’exerçait en France, ne venait plus de Paris, mais de Bruxelles, et Francfort. Notons l’ironie symbolique entre le nom de Francfort, la ville ou siège la BCE, avec le « franc fort », qui décrit la mutation qui a rendu la monnaie de la France trop forte et provoqué notre déclin économique permanent.

Je vous ai rappelé il y a qqs minutes, que pendant ces années, depuis son départ de la présidence de la république en 1981, Giscard travaillait sur le projet d’un traité constitutionnel pour parachever la création d’une Europe fédérale. C’est en 2005 que les Français à l’initiative du Président Chirac, eurent à se prononcer par référendum, le dernier de la 5ème république.

Ils refusèrent ce traité à une majorité de 55% ,c’est-à-dire supérieure aux 52% de oui au référendum sur le traité de Maastricht 13 ans plus tôt. Normalement ce rejet par le peuple signifiait la fin de la marche vers le fédéralisme en Europe. Le peuple souverain avait décidé ainsi. Il ne restait plus aux Euro-fédéralistes qu’à en prendre acte et tire leur révérence.

Vous vous en souvenez à coup sûr, 2 ans plus tard le nouveau président Nicolas Sarkozy, pris l’initiative de faire ratifier par le parlement réuni en congrès à Versailles, une nouvelle version du traité constitutionnel, devenu traité de Lisbonne. La forme était légale mais le fond était radicalement contre l’esprit de la constitution de la 5ème république qui fait du référendum la source ultime de la légitimité. Le congrès de Versailles fut un coup d’état contre la 5ème république et contre le peuple.

 Ce fut un retour des journées de juin 1940 où le parlement quasi unanime donna au maréchal Pétain les pleins pouvoirs pour demander l’armistice à l’Allemagne. Ce qui signifiait abdiquer l’indépendance de la France sous l’effet de la panique pour défendre leurs petites places.

C’est en cela que 2007 est une date de l’histoire de France. Elle est passée largement inaperçue dans la population, parce que le contexte n’était pas celui d’une dramatique défaite militaire, et parce qu’il n’y avait aucune grande voix comme celle de De Gaulle en 1940 pour dire la vérité au peuple.

La 5ème république est morte ce jour-là. C’est cette forfaiture pour ne pas dire plus, qui est le point de départ de l’effondrement progressif de la démocratie, et de la légitimité de système politique et du gouvernement. C’est à partir de ce moment que les gens ont constaté que les élections devenaient de plus en plus une mascarade, un simulacre de démocratie.

Beaucoup n’ont pas compris pourquoi, et n’ont toujours pas compris. C’est simple : depuis le viol du référendum de 2005, les gouvernements, tous complices du traités de Lisbonne sont aux ordres de la commission Européenne et gouvernent contre la volonté du peuple.

C’est ainsi parce qu’avec le traité de Lisbonne l’essentiel du pouvoir a été transféré à la commission européenne et son président, aujourd’hui Mme Ursula von Der Leyen.

Lorsqu’en 2017 survient la nomination déguisée en élection de Macron à la présidence de la république, les étapes déroulées depuis 1974 ont privés la France des principaux attributs qui font un état.

Il faut les rappeler : battre monnaie (ou contrôler la banque centrale, ce n’est pas le cas avec la BCE), décider de la paix et de la guerre (on voit avec la guerre d’ukraine que le gouvernement suit fidèlement la ligne de la commission de Bruxelles, elle même alignée sur les décisions Américaines), rendre la justice (les faits divers quotidiens montrent que ce n’est plus le cas). Pour l’économie, les grandes orientations sont fixées par l’UE (les Gopé), pour le financement de l’économie et de l’état, c’est la BCE qui a le pouvoir.

A ce stade de démembrement de la puissance Française, l’étape ultime est la liquidation du pays. C’est la mission de Macron. Il s’emploi à l’accomplir depuis 2017, avec une efficacité exceptionnelle.

2ème partie la liquidation de la France, de 2017 – 2025

Dans la 1ere partie de cet article nous avons vu que c’est une suite de décisions politiques et leurs conséquences économiques, fondamentalement néfastes qui ont cassé la puissance montante de la France. Et que ces décisions servaient un objectif poursuivi inlassablement depuis 50 ans : abaisser la France pour rendre possible la création d’une Europe fédérale, sous domination Américaine.

Aujourd’hui il s’agit d’analyser la 2ème phase de l’assaut mené depuis un demi siècle contre la France, cette phase en cours depuis 2014 est celle de la liquidation du pays.

Cheville ouvrière de cette stratégie : une ingénierie sociale basée sur la propagande écrasante des médias du système pour amener au pouvoir en France des politiciens qui oeuvrent à la construction Européenne avant de servir nos intérêts nationaux supérieurs. 

En 2017 un homme d’une trentaine d’années quasi inconnu de la population, entré en politique 3 ans plus tôt, en tant que conseiller, puis ministre des finances du Président Hollande, devient président de la république. au terme d’une parodie de campagne électorale.

Derrière lui le rouleau compresseur des médias officiels chante ses louanges 7 jour 7 24 heures sur 24. La masse des électeurs ne voient pas que cela signifie que cet inconnu est l’homme que l’oligarchie a choisi pour exercer son pouvoir à travers lui.

Les motifs du vote Macron témoignent de la déliquescence de la conscience politique et de la naïveté d’une partie de la population. Les sondages de l’époque nous renseignent sur les raisons du vote Macron. Ils révèlent une haute conscience citoyenne : « il est jeune, il est beau, il présente bien, il parle bien, il a épousé une femme plus âgée que lui».  

Pour mieux assurer son élection, la justice sera mise à contribution liquidant au terme d’une instruction éclair son concurrent considéré comme le plus sérieux, François Fillon, pour une affaire insignifiante montée en épingle par des journalistes à gages. Si je vous rappelle les circonstances rocambolesques de cette élection c’est parce qu’elles résument la nouvelle phase dans laquelle entrait le pays :

 –  la confiscation de l’élection présidentielle par l’oligarchie …comme 10 ans plus tôt le traité de Lisbonne avait confisqué le référendum.

Quand on passe en revue les actions de Macron depuis son entrée en politique il y a 10 ans, à l’époque conseiller auprès du président Hollande, on ne trouve pas grand chose qui semble aller dans le sens des intérêts du pays. 

Pensait il poursuivre le bien de la France? Dans ce cas comment comprendre tant de décisions et de mesures qui ont abouti à la situation pré-catastrophique actuelle? Ou, tout simplement son objectif, (ou la feuille de route qui lui a été assignée les puissants qui l’ont hissé à la présidence de la république), est il d’achever le démantèlement de la France pour la fondre dans une UE fédérale?

Son bilan donne une plausibilité particulière à cette explication. Ici le but n’est pas d’instruire le procès de Macron, mais de comprendre le sens et la portée de ses 10 ans de pouvoir sur le pays. Il me parait plus fécond pour comprendre ce que veut ce président, de s’intéresser à son style de communication, avec les Français particulièrement, que de ne regarder que ses actions de président. Du moins chaque angle éclaire t il l’autre.

Ce que serait sa présidence, il nous l’avait annoncé et montré dès ses débuts : sa boussole en tant que président Français est avant tout de faire avancer la construction européenne. Il nous le dit au début de son discours le soir de son élection de 2017. C’est la première fois en France et sans doute dans le monde, qu’un président annonce à son peuple que son objectif principal n’est pas l’intérêt du pays.

Tous ceux qui étaient attentifs en ont déduit que l’intérêt de la France serait systématiquement sacrifié pour celui de l’UE…et aussi de l’Allemagne considéré comme pays leader depuis que les dirigeants Français préfèrent ne pas troubler la quiétude de l’UE que de défendre le leadership de la France.

Dès les premières communications de Macron il s’est avéré que la relation qu’il établissait avec nous était d’une autre nature que le lien affectif et de confiance entre le président et le peuple. Les Français ont découvert une communication présidentielle qui enfourche les thèmes anxiogènes qui assiègent la conscience des opinions publiques occidentales : le changement climatique, la transition énergétique, la lutte contre le carbone, et d’autres plus Européens comme le retrait du nucléaire.

Ces thèmes sont censés lui attirer les faveurs d’une majorité transpartisane de la population. Mais le rôle d’un chef d’état n’est il pas plutôt d’éveiller la lucidité du peuple en l’éclairant sur le pourquoi de ces campagnes de peurs millénaristes gigantesques dont il est le jouet, qui se développent depuis 40 ans … et qui en tire profit et qui en est pénalisé ?

Ses formules creuses, mais qui sonnent bien, sont faites pour impressionner ses auditoires, sans jamais parler ni le langage de la vérité ni des vrais sujets. Ce genre de déclarations desquelles ne sort rien de consistant, Ukrainiens et Africains appellent cela « macronner ».

Nous avons eu quantités de bavardages sur la transition énergétique, mais rien sur la préparation l’avenir de la France. Dans sa palette de communication il n’y a pas que l’art de manier l’illusion, il est aussi un virtuose cette forme de mensonge qu’est la présentation inversée du réel. Quand il se félicite de la floraison de nouvelles entreprises en France, il ne nous précise pas qu’il s’agit principalement d’auto entrepreneurs, c’est à dire plutôt des chômeurs en fin de droit que de création de vraies entreprises créatrices d’emplois.

C’est à l’occasion de la pandémie qu’est apparu l’évidence du trucage sur lequel repose sa gouvernance. Personne n’a oublié le déferlement quotidien des fake news, dans les médias officiels, en particulier sur les chaines de grande écoute, le décompte macabre et bidonné des nouveaux décès attribués à la pandémie.

L’objectif de ces fake news mises en scène par une propagande h24 ne pouvait qu’être de terroriser la plus grande partie possible de la population pour la jeter dans les filets des géants de la production des substances expérimentales dont l’injection était censé protéger de la pandémie.

On aurait donc pu s’attendre à ce qu’en tant que président, il use de son autorité pour que cesse cette mascarade et toute la répression qu’elle a permis contre des citoyens entendant exercer leur liberté de décider s’ils se feraient injecter ou non une thérapie expérimentale. 

Non seulement le président ne l’a pas fait mais il a pris la tête des opérations d’ingénierie sociale contre la population, au service de cette offensive des grands labos, à la poursuite d’un jackpot de 10 Milliards d’Euro.

Ce mode de communication et d’inaction est cohérent si l’intérêt supérieur de la France n’est pas son sujet, et que quand il s’agit de la France il suffit d’amuser la galerie en parlant pour ne rien dire.

 On cherche en vain dans ses décisions, une suite, une cohérence, un fil rouge au bout duquel on entreverrait la recherche de l’intérêt du pays.  Regardons pour le nucléaire civil, domaine stratégique pour l’indépendance énergétique du pays, dans lequel il a fait des annonces et aussi pris des décisions.

En 2020 il ferme les 2 réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim (la décision avait été prise par Hollande mais il pouvait revenir dessus). Mais il annonce en 2023 la relance du nucléaire civil, tout en laissant l’UE ne pas intégrer le nucléaire dans la taxinomie des « énergies vertes » (alors que le gaz naturel grand émetteur de CO2 en fait partie, ce qui montre au passage dans quel délire idéologique anti nucléaire en est l’UE!). Si la relance des constructions de centrales nucléaires voit le jour, elles ne pourront donc pas bénéficier de financement Européen, contrairement à ces magnifiques exemple d’énergie verte que sont les centrales à gaz.

Tout ça est incohérent : veut il relancer le nucléaire sans oser le faire ? veut il continuer à défaire le nucléaire sans oser le faire ? Toujours est il que le nucléaire reste au point mort.

Ce mauvais coup contre l’indépendance énergétique de la France est dans la même ligne que la vente en 2014 du fleuron mondial de l’équipement des centrales nucléaires, Alsthom, à l’Américain Général Electric. A l’époque ministre des finances, Emmanuel Macron avait laissé faire.

Cela avait soulevé un tollé, et débouché sur une enquête parlementaire. Si bien qu’en 2021, EDF (sans doute à la demande du président de la république désireux de se sortir du scandale) rachète à GE ses activités nucléaires parmi lesquelles celles qui lui avait été vendues 7 ans plus tôt. On conçoit que pendant ces années, GE a eu tout le temps de bénéficier du transfert des technologies d’Alsthom, privant ainsi le Français leader mondial de son avance.

Là encore que veut il réellement ? Comme si cela ne suffisait pas pour couper les ailes de notre potentiel dans le nucléaire civil, en 2019 c’est l’arrêt du projet d’avant-garde  Astrid.  Il avait vocations à donner à la France des siècles d’indépendance énergétique.

Techniquement il s’agit d’un reacteur à neutrons rapides, surrégénérateur qui permet d’utiliser le plutonium, l’uranium 238 et le thorium comme combustible nucléaire.  Le plutonium est un déchet nucléaire produit par les centrales nucléaires ordinaires. L’uranium 238 est 100 fois plus abondant que l’uranium 235 combustible nucléaire classique. Le thorium est beaucoup plus répandu que l’uranium.  Résultat pour la France une autonomie énergétique de 2000 ans. 

L’arrêt d’Astrid c’est la renonciation à notre indépendance énergétique, au développement de nos exportations d’électricité, et surtout à la réindustrialisation laquelle nécessite une base énergétique souveraine, abondante et pas chère. C’est au final une perte de chance colossale pour l’avenir du pays, une nouvelle fois que veut Macron ? 

Certains se rappellent certainement qu’en 2019, Macron signe avec la chancelière Allemande Merkel, le traité d’Aix la chapelle. Parmi les déclarations de bonnes intentions ordinaires dans ce genre de document, il pose que l’objectif des diplomaties françaises et allemande est de faire admettre l’Allemagne comme nouveau membre permanent du conseil de sécurité à l’Onu.

Si cela se faisait la France perdrait une de ses supériorités politiques essentielles sur l’Allemagne, laquelle essaie ouvertement de dominer la France en tous domaines. Cela ne peut pas avoir échappé au président Français! Les Allemands, eux, voient clairement le bond en avant dans la puissance en Europe que l’Allemagne en obtiendrait !

L’Allemagne, condamnée à une électricité chère, conséquence de sa politique énergétique idéologique (arrêt du nucléaire, éolien) et du sabotage des gazoducs Nordstream en Septembre 2022, essaie de nous affliger du même handicap, par le biais du « prix Européen de l’électricité ». Ce prix européen de l’électricité est en général beaucoup plus élevé que celui auquel nos centrales nucléaires peuvent fournir la consommation des ménages et industries Française.

La manœuvre Allemande est évidente. Mais de manière incompréhensible Macron ne s’y oppose pas. Peut être espère t il en laissant les Allemands priver nos entreprises de cet avantage concurrentiel, qu’ils ne s’opposeront pas au financement du déficit Français par le BCE le moment venu…Mais c’est lui qui a mis les finances de l’état en ruine!

Ces mauvaises décisions ne clôturent pas la liste de ces actions néfastes, mais elles me paraissent les plus lourdes. Elles ont un point commun: elles font passer l’intérêt de l’Europe chimérique de Macron, avant les intérêts, qui eux sont tangibles, de la France. La catastrophe globale qui se développe en France en est largement issue.

Dites moi en commentaire si vous pensez comme moi qu’une Europe fédérale ne peut se faire que sur le cadavre de la France, et à quel moment vous l’avez compris.

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Pierre Maumont

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La réindustrialisation est impossible en restant dans l’UE

En 1970 l’industrie représentait 35% du PIB Français. Cela faisait de la France la 4ème puissance industrielle de la planète derrière l’Allemagne, le Japon et les Etats Unis.

Des économistes US prédisaient même que la France était sur le chemin d’être la 1ere puissance économique européenne. Aujourd’hui cette proportion n’est plus que de 9%. Il s’est donc passé quelque chose de violent, et qui continue.

Aujourd’hui il nous allons voir pourquoi la France ne peut pas se réindustrialiser.

Alors que s’est il passé dans les années 1970 pour donner un coup d’arrêt à l’expansion de l’industrie Française ?

Est-ce parce que les Français seraient moins vaillants que leurs concurrents, comme le veut une thèse ancienne? Pour les tenants de ce point de vue, ce sont les 35 heures preuve de la paresse des Français qui seraient à l’origine de notre déclin industriel.

Leur impact a cependant été largement amorti par le fait qu’en réalité sur le terrain dans le privé les dérogations sont nombreuses. Personnellement je connais beaucoup de salariés du privé et pas seulement des cadres, qui travaillent plutôt 40 heures que 35. D’ailleurs quand sont arrivées les 35 heures le 1er Janvier 2000, cela faisait près de 30 ans que la France se désindustrialisait.

Il y a donc une cause plus ancienne et plus forte que les 35 heures.  Cette cause, c’est le dopage artificiel de notre monnaie.

Il y avait un problème monétaire international depuis l’après 2ème guerre mondiale, qui était la tendance de la monnaie allemande a s’apprécier vs les autres. Le Deutsch Mark montait irrésistiblement contre notamment le Dollar US, le franc Français et les autres monnaies des pays du marché commun.

C’était la conséquence de la compétitivité supérieure de l’économie allemande. Ce phénomène avait pour la France l’inconvénient de réduire le pouvoir d’achat de sa monnaie vs le DM. Mais le revers positif de cela est que les entreprises Françaises grâce à leur monnaie moins forte que le DM tenaient tête à leurs concurrentes Allemandes.

 A partir de 1972 dans le but officiel de stabiliser les changes dans les pays du marché commun, on a créé un système de limitation des fluctuations entre monnaies européennes : le serpent monétaire.

Mais le but réel n’était il pas de faire émerger un leadership économique de l’Allemagne ? La question doit être posée, tant l’issue du processus mis en place à cette époque, était prévisible.

Les devises ne pouvaient pas fluctuer entre elles de plus de 2,25%. Les banques centrales devaient intervenir sur les marchés monétaires pour vendre les devises qui montaient et acheter celles qui baissaient.  

La pression haussière permanente du DM, générait des tensions qui finiraient par faire craquer ce corset artificiel. C’est arrivé en 1979, le serpent monétaire a été remplacé par une version plus souple sous le nom de SME : système monétaire européen.  

La conséquence de ces initiatives depuis 1972 a été pour la France de soutenir artificiellement le Franc et en même temps d’émousser chaque jour davantage sa compétitivité vs l’Allemagne.

S’en suivirent rapidement les conséquences: pertes de marchés, puis fermetures d’entreprises industrielles, c’est à dire la désindustrialisation.

L’euro est le descendant de ces systèmes. Cette fois on a poussé le principe à son extrême en extrême en créant avec l’union européenne en 1993 une monnaie unique. Mais c’est forcément une côte mal taillée entre une monnaie adaptée aux pays bas ou l’Allemagne, et une monnaie pour la Grèce.

Le résultat c’est un Euro qui est pour la performance industrielle de l’Allemagne une monnaie faible qui favorise ses exportations vers le France. Il est pour l’industrie Française une monnaie trop forte qui freine ses exportations vers l’Allemagne.

En même temps il donne du pouvoir d’achat aux importateurs Français de produits Allemands. Exemple de conséquences : les ventes de voitures allemandes sont favorisées en France parce que leur prix en euro est moins élevé pour les acheteurs Français que s’ils devaient les payer dans la monnaie nationale Allemande le DM.

Pour des raisons symétriques, les ventes de voitures Françaises en Allemagne seraient plus importantes si elles étaient vendues en franc monnaie moins forte que l’€ ou le DM.

C’est la même entrave monétaire qui explique en partie notre déficit commercial insensé vs la Chine, Chine qui d’ailleurs fait avec sa monnaie l’inverse de nous : elle la maintient artificiellement faible.    

Ce mécanisme a démontré depuis 50 ans sa force destructrice pour notre industrie. Tant qu’il existera il produira les mêmes effets.

Face à la force des choses, les rodomontades du président ou de ministres sur la réindustrialisation sont des emplâtres sur une jambe de bois. Tant que la monnaie plombe notre compétitivité à l’export la désindustrialisation va continuer.  

Les idéologues nous dirons que la vraie solution est que nous devenions aussi compétitifs que les Allemands. Yaka ramener le niveau de nos dépenses sociales à la moyenne de l’ue, yaka diminuer le nombre de fonctionnaires…

Donc « yaka » Fondamentalement ils ont raison ! Mais en France jusqu’à présent aucun gouvernement n’y est parvenu. En attendant le boulet qu’est l’Euro pour notre compétitivité aggrave les conséquences de ces faiblesses structurelles de la France.

La sortie de l’euro finira par s’imposer non comme un choix en lui-même vertueux mais comme une sortie de secours pour éviter la destruction terminale de notre industrie. 

Dites-moi dans les commentaires si vous pensez que la sortie de l’euro, est le préalable à toute politique de réindustrialisation de la France, on si une autre voie vous paraît possible.

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Pierre Maumont

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La plus grande erreur des épargnants

En 2023 l’épargne en bourse est incontournable

Pour 87% des ménages Français, l’épargne financière est une impasse patrimoniale. Leur patrimoine financier se répartit entre: livret A, livrets bancaires non réglementés, et autres formes de placements bancaires, fonds euros des assurances vie, liquidités en compte courant.

Ces solutions ont un point commun, elles ne rapportent rien !Entre 0% (liquidités sur nos comptes courants) et 1,5 % par an (moyenne des fonds euro en 2022).C’est pas brillant!! Mais en réalité c’es pire encore! Il faut tenir compte l’inflation. Elle se situait entre 1 et 1,5% depuis longtemps, ramenant donc leurs rendements réels à zéro, ou dans le négatif, depuis déjà plusieurs années.

Actuellement avec près de 7% d’inflation en France, leurs rendements réels se situent entre: –  7% (liquidités) et -5,5% (fonds euros).

Le développement de nos patrimoines financiers avec ces placements est impossible,

mieux encore ils nous appauvrissent un peu plus chaque année.

L’erreur des 87% de ménages est de ne pas concevoir qu’il puisse exister une solution.    

Comment puis je être aussi affirmatif? Parce que dans mon métier de conseil en gestion de patrimoine, j’ai analysé les patrimoines de milliers de ménages. 

Effectivement une immense majorité n’a comme épargne financière que le livret A, les autres livrets bancaires et l’assurance vie.

Ils en subissent donc la conséquence de leurs rendement réels négatifs: leur patrimoine financier se réduit progressivement telle la peau de chagrin. L’augmentation de l’inflation accélère leurs pertes.

Faute de mieux ils en ont pris leur partie, et leur esprit finit par occulter inconsciemment la situation.

Mais, ne pas voir les choses ne les empêche pas d’exister et de produire leurs effets!

Pendant ce temps, d’autres voient leur épargne financière augmenter dans la durée. Comment font ils? Ont ils dénichés quelque placement miracle au fonctionnement mystérieux?Non, ils placent leur épargne là où il est possible de vraiment la faire augmenter.

Cet endroit existe, ce sont les bourses des pays développés.

Des fleuves d’argent s’y déversent en permanence. Sur les bourses US et de l’UE, les banques centrales à elles seules injectaient jusqu’en 2023, 200 milliards par mois!

Cette manne est en train de se tarir avec le resserrement  monétaire voulu par les banques centrales pour combattre l’inflation.

Mais demeurent les autres fleuves qui se jettent dans les marchés financiers. Ce sont les investissement des investisseurs particuliers, des fonds de pensions, des assureurs, des fonds souverains, et autres… Bref, des milliers de milliards des économies développées.

La vocation historique et naturelle des bourses est de monter dans le long terme.            

Pourquoi les bourses montent elles à long terme?

Les bourses sont le lieu où s’échangent les actions des grandes entreprises.s  

Elles suivent donc l’évolution de l’économie.

Les économies mondiales sont en croissance, c’est leur état normal.

Il y a bien sûr des périodes de stagnation voire de baisse dans certains pays, ou zones économiques. Mais dans ces périodes, d’autres zones économiques se portent bien; et la bourse permet d’acheter les actions des entreprises qui y prospèrent.

Alors c’est facile d’investir en bourse, il suffit d’acheter et ça monte?

Non, et vous le savez!

Ce qui rend l’investissement en bourse plus compliqué, est qu’elles traversent aussi des périodes de baisse. Oui, la vie est parfois compliquée.

Cela tout le monde le sait, c’est la raison qui met en pertes beaucoup d’épargnants, et en éloigne 87% des bourses.

Ceux qui gagnent en bourse ne le font pas par hasard!

Pour ne pas perdre en bourse, et pour gagner, il y a des règles et des méthodes

Pour ceux qui investissent en respectant ces règles, le potentiel de gain est plus important qu’en immobilier.

Je ne vous parle pas ici de résultats miraculeux revendiqués sans preuve par des vendeurs de rêves. Non, il s’agit de performances confirmées dans la durées par des stratégies prudentes mais avisées.

Les points communs de ceux qui obtiennent des résultats sans équivalent ailleurs  sont de ne pas faire les erreurs qui abattent les néophytes, ou les investisseurs peu formés, et d’appliquer des stratégies dont le niveau de gains a été vérifié. Bref, à peu près le contraire de ce que font 95 % des particuliers qui vont en bourse.

Exemple de résultat d’une épargne en bourse avec une performance moyenne annuelle de 9% par an, pendant 30 ans.

Versement au départ: 10 000 €, complété par des versements mensuels de 100 €

Capital obtenu 310 967 € A comparer avec l’épargne totale investie ( 10 000 + 360 x 100) = 46 000 €. Le placement a généré une richesse supplémentaire de 264 967 € !

Pour une assurance vie en fonds euros à 1,3% an (en supposant que l’inflation ait disparu), le même programme de placement donne 58 987 €, la richesse générée n’est que 12 987 €.

On va m’objecter que certes 9% de performance dans la durée n’est pas un objectif délirant, mais qu’il est loin d’être évident d’y parvenir. 

Oui c’est vrai! Mais c’est possible, et c’est possible dans le monde réel.

 Cette performance dont je viens de vous montrer le potentiel explosif dans le long terme, est atteinte par les investisseurs qui ne font pas les erreurs fondamentales, et appliquent les règles essentielles pour accompagner le mouvement haussier de la bourse dans la durée.

L’immobilier est il encore une alternative à la bourse ?

Sur le fond bourse et immobilier n’ont jamais été exclusifs l’un de l’autre. 

Une bonne gestion de patrimoine exige de diversifier les classes d’actifs qui le constituent.

Il faut donc de l’immobilier Et des placements financiers (donc la bourse actuellement) Et d’autres actifs.

Avec les projets de spoliation par l’état pour renflouer ses caisses, du foncier sur lequel sont édifiées les maisons individuelles, plane sur l’immobilier une menace qui peut s’avérer rédhibitoire. Voir sur ce sujet ma vidéo

Cette situation nouvelle, oblige tous les ménages à reconsidérer le recours à la propriété immobilière en tant que solution de développement de leur patrimoine.

Par contre les investissements en bourse ne sont pas ciblés par la spoliation étatique.

Il y a une raison simple et décisive à  cette particularité. C’est que l’accaparement par l’état des actions détenues par les ménages équivaudrait à une nationalisation partielle des entreprises et provoquerait le grippage des marchés financiers.

La conséquences serait la dévalorisation des actions concernées.

Autrement dit le butin de l’état s’évaporerait dans ses mains!​

Le but de cet article n’est pas de faire une initiation à la bourse, mais de faire comprendre que la bourse n’a rien à voir avec le casino, et qu’elle offre les moyens les plus puissants pour développer nos patrimoines.

…A condition de ne pas nous en remettre à la chance, à l’intuition et autres lignes de conduite inappropriées, mais d’agir en connaissant les fondamentaux, avec des règles confirmées par l’expérience et la théorie.

Dites moi en commentaires, comment vous considérez la bourse, et quelles stratégies gagnantes vous appliquez.

Pierre Maumont

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Sanctions contre la Russie le grand bluff

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Des sanctions de carnaval en forme de boomerang

L’union européenne vient d’avoir une idée géniale pour faire partir l’armée Russe d’Ukraine : geler les comptes bancaires du président Putin et du ministre des affaires étrangères Serguei Lavrov !

Ha bon ils ont des comptes dans des banques Européennes ?

Hahaha ! On était pas au courant ! Quelle drôle d’idée d’ouvrir des comptes dans des pays hostiles !

Avant d’entrer dans le vif du sujet je vous signale que vous pouvez obtenir gratuitement mon rapport de 17 pages Comment protéger son patrimoine en 2022.

J’y fais une revue des mesures à prendre contre les conséquences sur nos patrimoines des évènements en gestation cette année.

Comme le remarque, Xavier Moreau de l’excellent site de géopolitique, Stratpol  » des comptes dans quelles banques ? A la BNP, à la sté générale … ? « 

Comment nos gouvernants peuvent ils nous dire des bêtises pareilles ? Faut il qu’ils aient une piètre opinion de notre intelligence !

Je parle de cette idée de blocage de comptes qui n’existent pas, parce qu’elle va vous faire rire ce qui est très bon pour le moral! Plus sérieusement parce qu’elle révèle le naufrage intellectuel de la sphère médiatico-gouvernementale de l’UE.

Comme toujours nos chers médias mainstream (chers parce que c’est notre argent qui les fait vivre), nous présentent la guerre sous 2 angles: le manichéisme le plus enfantin et l’appel à l’indignation face aux souffrances des civils. 

Cette manière de présenter les évènements est faite pour nous empêcher de réfléchir donc de comprendre le sens de ce qui se passe.

L’aveuglement de l’Otan à l’origine de la guerre

La cause originelle de cette guerre est l’irresponsabilité des occidentaux face à la revendication sécuritaire de la Russie, depuis que l’Ukraine avait basculé dans le camp Occidental.

On se rappelle des évènements de la place Maidan à Kiev qui renversèrent en 2014 le président pro Russe Ianoukovitch, élu à l’issue d’élections régulières, pour le remplacer par un pro Américain.

Ce coup d’état que nos médias nous présentèrent à l’époque comme un mouvement de libération consacrait la réussite d’une opération de la CIA, en cours depuis plusieurs années, pour faire basculer l’Ukraine dans le camp Américain. 

La responsable aux affaires Européennes du gouvernement US de l’époque, Mme Victoria Nuland l’a révélé publiquement lors d’une visite à Kiev que les Etats Unis avaient dépensé 5 milliards de Dollar pour ce résultat.

Côté Russe, le président Putin avait prévenu depuis 2005 qu’il ne laisserait pas l’Otan se déployer en Ukraine. 

A partir de là il n’y avait que de 2 avenirs possibles :

– un engagement écrit public des Etats Unis de ne jamais faire rentrer l’Ukraine dans l’Otan

– ou l’intervention militaire Russe pour obtenir la démilitarisation de l’Ukraine ou qu’elle devienne un pays neutre.

S’il y a quelque chose d’étonnant dans cette histoire c’est que les Etats Unis et leurs pays satellites (l’UE) n’aient pas compris qu’en refusant de donner à la Russie ces garanties pour sa sécurité, ils organisaient la guerre en Ukraine.

Sanctions contre la Russie ou contre les européens ?

Le prix des fautes des dirigeants occidentaux a été pour les Ukrainiens a l’agression militaire de la Russie.

Pour nous, les populations de l’UE ce sera l’appauvrissementL’ irresponsabilité et l’incohérence continuent avec les sanctions économiques contre la Russie.

Ces sanctions sont un carnaval à destination de la naïveté des opinions publiques Européennes, sur le thème: « nous sommes des dirigeants responsables c’est pour cela qu’on intervient pas en Ukraine, mais on frappe la Russie au portefeuille ».- Elles ne gêneront que peu les Russes, j’explique pourquoi un peu plus loin..

Mais c’est nous qu’elles vont impacter sous plusieurs formes.– Restriction de débouchés pour nos exportateurs agricoles qui avaient déjà souffert des premières sanctions en 2007.

– Augmentation du prix des matières premières puisque l’offre commercialisée diminuera si l’UE interdit d’acheter celles des Russes.

– Augmentation du prix du pétrole, et du gaz, pour la même raison, alors que ceux ci sont en pleine hausse –> Inflation supplémentaire.

– Tracasseries possibles pour les entreprises Françaises (et de l’UE) implantée en Russie –> plans de licenciements.Une idée insensée: bannir la Russie du système de paiements internationaux SWIFT.Voila une idée géniale! Selon notre ministre de l’économie Bruno Lemaire, cela évincera la Russie du système financier mondial, et provoquera l’étouffement de l’économie Russe.

Essayons d’imaginer comment ça se passerait en pratique!

On va donc cesser de commercer avec les Russes alors? Non?  Ha bon, mais s’ils ne sont plus dans Swift comment pourront ils payer nos exportateurs?

Et nous même ne pourront plus les payer –> ils ne nous livrerons plus ni gaz ni pétrole, ni métaux rares, ni les autres produits que nous leur achetons.

Il y a d’autres fournisseurs possibles mais à quel prix ? Combien de temps les économies européennes manqueront elles de ces fournitures ?

Les nombreux pays qui ont besoin d’acheter du blé au 1er exportateur mondial qu’est la Russie, ne seront plus approvisionnés s’ils ne peuvent plus faire de transferts de fonds vers la Russie.

Leurs populations vont donc mourir de faim? Aurons nous la capacité agricole de leur fournir les denrées que la Russie ne leur vendra plus ? Si oui, pas longtemps.Une fois de plus, il suffit de réfléchir pour démonter l’inanité des discours de nos dirigeants. On comprend que la Russie joue dans l’économie mondiale un rôle bcp trop important pour la mettre hors du système financier.        La Russie sous sanction depuis 15 ans s’est parfaitement adaptée. Elle a modernisé son agriculture qui est redevenue le le « grenier à blé » du monde qu’elle avait cessé d’être depuis ​les années 1920.

Elle a fait d’énormes investissements industriels. Avec 26% de son PIB pour l’industrie elle est devant l’Allemagne (et tous les pays de l’UE).La guerre éclair en Ukraine avec des missiles hypersoniques qu’elle seule possède, confirme le renouveau de sa technologie.

Il faut balayer le chiffre en trompe l’œil d’un PIB qui serait celui de l’Espagne. Exprimé en dollar c’est vrai, mais ce n’est pas la mesure pertinente pour comparer les pib entre pays.

La vraie comparaison se fait en ppa : la parité de pouvoir d’achat. Elle chiffre comme son nom l’indique le pouvoir d’achat en Russie du pib Russe. Et là on est plus au 1800 milliards de dollars de l’Espagne ou l’Italie, mais entre 3500 et 4000, c’est-à-dire au dessus de l’Allemagne.

Ce qui classe la Russie parmi 5 ou 6 premières puissances économiques, devant l’Allemagne.Sur le plan financier elle est hors de notre portée:600 Milliards de réserves monétaires dont le quart en OrUne dette publique de 16% du PIB (117% pour la France, et même 70 % pour l’Allemagne).

Peut on sérieusement penser vaincre par les sanctions un tel pays ?

Quand on regarde la structure de son commerce extérieur on comprend à quel point les sanctions ne peuvent qu’égratigner la Russie.

Son premier client et fournisseur est la chine.

Viennent ensuite l’Allemagne et les pays bas entre 7 et 10% des importations et exportations.

Les échanges avec les USA sont inférieurs à 5%

Ces statistiques nous disent que les sanctions occidentales sont des gesticulations vaines.

Elles nous disent aussi que les sanctions pourront être compensées en augmentant encore les échanges avec la Chine.

Résultat : la Russie va se rapprocher encore de la chine. Bravo Mrs Biden, Macron, et Johnson ! Gribouille n’aurait pas fait mieux !

Et vous pensez vous que les sanctions des Etats Unis et UE nuiront à l’économie Russe ? 

Pierre Maumont        

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Inflation taux négatifs danger imminent

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J’entends parfois «on nous prédit l’effondrement depuis des années mais rien ne se passe ».

Aujourd’hui il va être question des signes de l’effondrement. 

Ceux qui trouvent que rien ne vient se font une idée trop simple de l’effondrement, qui serait constitué d’évènements spectaculaires concentrés dans le temps.

Notre inconscient collectif est marqué par les évènements brutaux par lesquels se terminent les effondrements.

 On pense aux faillites d’états, aux faillites de banques, à l’hyperinflation explosive, ou l’anéantissement brusque de la valeur de la monnaie, voire des spoliations de l’épargne en banque.

On a vu ces spectacles en Russie dans les années 1990, en Argentine, au Venezuela, au Liban depuis 2020, en Grèce et à Chypres en 2011. 

Là c’est parlant, c’est clair tout le monde « voit » la catastrophe. Ceux qui sont dedans en subissent immédiatement les effets.

Mais il ne faut confondre des évènements spectaculaires et dramatiques, qui sont en réalité l’explosion finale avec le processus d’effondrement.

Ce processus prend de nombreuses années. 

Sans remonter trop loin en arrière, il faut en tracer les étapes pour que tout le monde puisse se représenter le mouvement en cours.

L’économie Française a commencé à perdre sa compétitivité au début des années 1980 avec le « serpent monétaire », voulu par le Président Giscard.

Ce système visait à aligner progressivement le Franc sur le Deutsche Mark, pour préparer le terrain à l’Euro qui était le grand rêve de l’Européiste Giscard.

Avec le recul c’était une étrange idée de penser que l’économie Française pourrait s’y adapter.  

Mais à l’époque il était conformiste dans les catégories sociales supérieures d’admirer l’intelligence de Giscard pour avoir l’air soi même intelligent,

Cette sorte de terrorisme intellectuel habilement mis en scène par Giscard ,entraîna l’adhésion à son projet des catégories sociales supérieures, guidées par leur obsession conformiste. 

Le freinage de l’économie Française s’est aggravé dès 2002 avec le remplacement du Franc par l’Euro.

Puis est survenue la crise de 2007 -2008. Les Banques Centrales ont lancé une politique de monnaie surabondante, dans l’idée qu’elle relancerait fortement la croissance.

En réalité toute la monnaie crée a servi à empêcher l’écroulement financier d’un système qui vivait de plus en plus à crédit.

Cet affaiblissement de l’économie a eu pour conséquence de creuser les déficits publics, et in fine la dette de l’état, et des autres états de l’UE. 

Depuis 2000 la dette de la France a été multipliée par 2, elle est actuellement de 115% du PIB.

Il a donc fallu rendre les taux d’intérêts négatifs, pour que les intérêts payés par les états sur leurs dettes restent supportables financièrement pour eux.

L’annulation des taux d’intérêts entraîne l’effondrement du modèle financier des banques.

Alors il faut renflouer en permanence les banques commerciales avec l’argent créé par la BCE.

Les injections de la BCE dans les banques ont franchi un degré supplémentaire avec la pandémie. Depuis le début de l’année 2020 les banques ont reçu de la BCE plus de 3500 Mds d’Euro : c’est le montant de la richesse annuelle créée par l’Allemagne.

Aux USA c’est le même scénario. Le bilan de la Fed a doublé depuis 2020, et il a été multiplié par 10 depuis 2008. Ça donne une idée du rythme de création de monnaie par la banque centrale US.

Où est l’effondrement ? Réponse: dans cette accélération de création de monnaie sans précèdent, bien plus importantes que la croissance économique.

Un système économique et financier qui a besoin en permanence d’être soutenu par injections de milliers de milliards se dirige vers sa fin.

Qui ne voit pas que création monétaire effrénée et taux négatifs sont les indices d’un processus d’effondrement financier et monétaire ne comprendra que quand viendra l’écroulement final, qui l’emportera puisqu’il n’aura rien préparé.

Maintenant l’inflation est revenue Comment cette histoire peut elle se terminer ?

Dans l’UE, pour l’épargne des taux nominaux à peine positifs ET une inflation à 5% par an c’est une épargne qui perd autour de 4%  de valeur chaque année.

Aux USA les taux nominaux sont un peu moins faibles, mais avec une inflation qui dépasse 7% par an, l’épargne perd autour de 5% par an. 

Les taux négatifs détruisent donc l’épargne! -> Moins d’épargne -> Manque de financement pour l’économie -> c’est la banque centrale qui va financer -> nouvelle augmentation de la création de monnaie -> augmentation de l’inflation -> ect…

On arrive comme cela à l’hyperinflation et la destruction totale de l’épargne et de la monnaie.

Les banques centrales disent vouloir lutter contre l’inflation, il est bien tard maintenant!

Elles doivent donc cesser les injections monétaires dans les banques, et augmenter les taux. C’est juste le contraire de ce qu’elles font depuis 10 ans pour empêcher la chute finale.

En résumé 2 issues à l’inflation qui se développe en 2022 

  1. Les BC ne luttent pas contre l’inflation et l’hyperinflation fera ses ravages
  2. Les BC luttent contre l’inflation et ce sera l’effondrement financier.

Voila ce que ceux qui ne voient pas venir d’effondrement doivent comprendre.

Nous somme déjà dans l’effondrement financier, il s’accélère. 2022 sera crucial avec l’intention proclamée des BC et de la Fed de mettre fin au soutient monétaire du système.

Pour garder espoir d’une suite plus clémente: il n’est pas encore démontré que l’inflation ne disparaitra pas d’elle même progressivement en 2022 – 2023.

Remarquons seulement qu’elle n’en prend pas le chemin!

Et vous quelle est votre idée ?

Pierre Maumont

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Cryptos les raisons d’y aller maintenant

Rappel de la vidéo – Courtiers et ETF pour acheter des cryptos

Dans la vidéo je vous ai parlé des 3 évolutions dans l’univers des cryptos qui aident fortement les investisseurs en cryptos.

1ere évolution. Le risque d’interdiction des cryptos s’éloigne. Pourquoi ?

Parce que l’aspect monnaie des cryptos n’est plus essentiel, ils sont considérés principalement comme des placements : « crypto actifs » plus que crypto monnaies.

Connaissez vous beaucoup d’utilisateurs de bitcoin en tant que moyen de paiement ordinaire? Personnellement tous ceux que je connais, moi le premier en détiennent pour bénéficier du potentiel d’enrichissement de ces actifs.

A partir de là, les cryptos ne font plus d’ombre au monopole monétaire des états ; ils peuvent de développer.

Vous me direz qu’ils sont interdits en Chine et ailleurs

 –  En Chine parce que dictature dont l’état est obsédé par le contrôle de tout.

– Les autres parce que leurs monnaies sont faibles et que leurs citoyens peuvent les délaisser au profit les cryptos.

Ces raisons ne concernent quasiment pas les pays développés plus ou moins libres, et à monnaie solide.

C’est me semble t-il en Septembre 2021 que Mme Lagarde (patronne de la banque centrale Européenne) a dit qu’il n’est pas question d’interdire les cryptos actifs en UE. 

Bien sûr une banque centrale peut changer d’avis. Mais si les cryptos font oublier leur vocation originelle de monnaie, on ne voit pas pourquoi cela se produirait.

2eme Evolution. Depuis peu il est possible d’investir dans les cryptos via les plateformes de certains courtiers de bourse

Donc de se passer des plateformes d’échanges de cryptos comme : Kraken, Binance, coinbase, blockchain.com ect..

C’est le cas par exemple de De Giro (que j’ai déjà présenté dans mes formations, dont l’actuelle sur l’investissement en bourse) qui a envoyé à  ses clients un mel ce mois ci pour nous présenter ce nouveau service.

Il y a d’autres courtiers réputés qui le font (ils sont cités en fin de ce rapport

Actuellement les cryptos disponibles le sont sous forme de fonds ETF ou ETN, de la même manière qu’on peut acheter de l’or en bourse via des ETF sur l’Or (ou des ETN).

C’est une révolution pour la simplicité et surtout la sécurité.

Simplicité : achat vente revente instantanés en quelques clics par l’interface client de la plateforme de bourse.

Sécurité : plus de sujet sur la régulation de la plateforme, plus de risque de perte des clefs privées (et du montant des cryptos du compte), élimination du risque d’erreur de transfert de fonds du compte tiers.

Quelles cryptos sont disponibles en ETF : surtout les Bitcoin, Ethereum, Ripple…

A noter qu’on trouve aussi ETF à cryptos multiples mais à frais élevés : 2,50% par an + 0,58% entrée et autant sortie, pour ceux que j’ai regardé.

Frais de gestion élevés + frais d’Entrée et de Sortie, ce n’est pas satisfaisant ! Il vaut mieux acheter des ETF de cryptos uniques pour se composer son propre panier, les frais seront nettement plus faibles.

Je n’ai pas fait une recherche exhaustive, je vous invite à faire vos propres recherches si le sujet vous intéresse.

Pour vous faire gagner du temps, en fin de ce document, je vous ai listé quelques ETF Cryptos dont la plupart ont des frais de gestion autour de 1%

Ce % de frais serait excessif pour des ETF actions, mais c’est compétitif pour des ETF cryptos).  Les frais de gestion sont un des critère dans le chois des ETF, mais pour les ETF cryptos il est très important.

 Avec 1% de frais annuel, c’est cohérent même dans le cadre d’une détention à long terme, pour un actif au potentiel supposé très élevé comme les cryptos.

3eme évolution. C’est de pouvoir acheter des cryptos depuis une plateforme de courtier de bourse, cette fois sans passer par un ETF.

D’un point de vue technique le courtier passe par les services d’une société d’infrastructure blockchain réglementée

C’est possible depuis 1 mois ou 2 aux Etats Unis, pour les résidents US, avec un grand courtier multinational (dont je parle dans ma nouvelle formation sur la bourse).

Les coûts ne sont plus ceux des ETF cryptos mais seulement les commissions d’achat et de vente ordinaires chez un courtier en ligne, c’est-à-dire très peu.

Tant mieux pour les Américains ! Et nous ? Aux dernières nouvelles, officieuses, ça le deviendrait pour les Européens d’ici la fin de cette année.

Résumé

Le risque d’interdiction des cryptos s’éloigne en UE et aux USA.

Dès maintenant nous pouvons acheter des ETF cryptos depuis certaines plateformes de courtage en bourse, du moins si elle permet d’accéder aux ETF de cryptos : voir en fin de document.

Prochainement un ouvrant un compte chez un courtier US, actuellement il n’y en a qu’un (voir à la fin) nous pourrons acheter les cryptos directement avec les avantages et la sécurité des plateformes de courtage en bourse.

Les courtiers que je connais qui proposent  des ETF de crypto actifs

Nom                  nationalité            Régulé en France       Adresse 

Flatex – Degiro     Allemand                    Oui                    www.degiro.fr/

 Bourse direct       Français                    Oui             www.boursedirect.fr

 Interactive broker  Etats Unis                Oui    www.interactivebrokers.eu/fr                               

Quelques ETF cryptos à frais modérés chez ces courtiers

Degiro présente les gammes d’ETF cryptos des grands émetteurs:

Code ISIN

Nom du produit

Sous-jacent

Emetteur

DE000A27Z304 BTCetc – ETC Group Physical Bitcoin Bitcoin HANetf
GB00BLD4ZL17 CoinShares Physical Bitcoin Bitcoin CoinShares
GB00BJYDH287 WisdomTree Bitcoin Bitcoin WisdomTree
CH0454664001 21Shares Bitcoin ETP Bitcoin 21Shares

Les 3 premiers de la liste ont des frais un peu inférieurs à 1% ce qui est très raisonnable pour des ETF de cryptos.             

Ces sociétés présentent aussi des ETF sur Ethereum, et Ripple (rare)

Exemple : WisdomTree Ethereum ETP en Dollars – Isin :  GB00BJYDH394                   Frais 0,95%

Bourse direct. Parmi les ETF présentés par ce courtier, un ETF de chez   21 Shares sur le Ripple :

21Shares Ripple XRP ETP –  Isin : CH0454664043

Les frais des ETF que j’ai vu chez 21 Shares sont élevés. Celui-ci ne déroge pas à la règle : 2,50% par an.

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Voir la vidéo Cryptos les raisons d’y aller maintenant

Le portefeuille de Browne

Portefeuille passif performant

Le contexte des marchés financiers peut se résumer simplement.Les politiques d’injection de monnaie dans les économies occidentales par leurs banques centrales, alimentent depuis plus de 10 ans une tendance de fond haussière sur les marchés financiers.

Mais depuis la fin 2019 l’inflation et les taux d’intérêts de marché relèvent la tête.

Ce mouvement risque de provoquer un krach des actifs financiers (et des autres)Dans cet article je porte l’éclairage sur la mise en oeuvre simplifiée d’une stratégie de long terme connue des professionnels de la bourse : le portefeuille permanent (permanent porfolio).

COMMENT SE CONSTITUER SIMPLEMENT UN PORTEFEUILLE PERMANENT

La diversification stratégique du portefeuille

Les théoriciens du portefeuille, réfléchissent depuis longtemps à des profils de portefeuilles résilients et performants dans la majorité des configurations économiques et financières.

Une solution simple est le « portefeuille permanent » mis au point par l’investisseur et économiste Harry Browne.Il divise l’allocation patrimoniale en 4 poches égales.

25% d’actions, 25% d’obligations, 25% d’Or, 25% de liquiditésChacune de ces classes d’actifs joue un rôle complémentaire dans la durée.

– Les actions pour les périodes de croissance- Les obligations pour les récessions- L’Or pour l’inflation- Le cash pour la déflation

La gestion quasiment passive de ce dispositif consiste rééquilibrer les 4 poches à 25% chacune, dès que certaines se retrouvent à plus de 35% ou moins de 15%.

Il n’est donc pas nécessaire de s’en occuper régulièrement. Une vérification tous les 3 mois suffit, voire tous les ans si le paysage financier n’a pas connu de variation marquées.

L’expérience parle, de 1970 à 2015, le portefeuille a généré une croissance moyenne proche de 9% par an ! Presque autant qu’un portefeuille 100% actions (9% de croissance), mais avec une volatilité beaucoup plus faible.

Ce sujet de la volatilité est essentiel. Une faible volatilité signifie des écarts de valorisation plus faibles dans une même durée.

Il sera donc plus facile, de revendre quand on le souhaite, puisqu’on sera rarement en situation de perte même provisoire.

Cependant la constitution des poches actions et obligations de ce portefeuille demande une forte connaissance du marché et des techniques d’analyse boursières. 

C’est toujours ainsi quand on est en recherche d’une allocation performante!

Le vrai sujet est donc celui de la mise en oeuvre de ce portefeuille

Il y a encore quelques années ces compétences spécifiques étaient indispensables pour que les 4 poches du portefeuille soient en capacité de remplir leur rôle.

Mais sont apparus de nouveaux instruments financiers, les ETF (exchange trade fund).Ce sont des fonds comme les FCP et SICAV, mais cotés en bourse, ce qui les rend liquides comme des actions.

Leur principe est de répliquer la performance d’un indice de référence qui les caractérise. Cela apporte une grande facilitation dans la réalisation des portefeuilles de bourse.

​Des ETF pour la poche actions du portefeuille

Il existe de très nombreux indices répliqués par les ETF.

Il y a des ETF qui répliquent les indices larges des grandes places boursières. Quelques exemples parmi les plus importants indices répliqués par des ETF: 

 le CAC 40 (Paris) 

le SP 500 et le NASDAQ (new york) 

l’EURO STOXX (valeurs européennes)​

le MSCI word (grandes valeurs mondiales)

D’autres répliquent des indices sectoriels, exemple : valeurs technologiques.

Pour la poche actions le plus simple est de prendre un ETF monde, c’est-à-dire qui réplique l’indice mondial des actions, le MSCI world. On peut citer:

Amundi MSCI World UCITS ETF C EUR | CW8. Code ISIN : LU16811043599Eligible au PEA, frais annuels 0,38%, noté 4* Morningstar 

Si on préfère jouer la carte des actions US, il y a, toujours chez la société de gestion Amundi, le  AMUNDI ETF PEA S&P 500 UCITS ETF, frais 0,15% , noté 5* (maximum) chez Morningstar, éligible PEA.

Pour les valeurs asiatiques : il y a l’ETF Asie émergents :AMUNDI ETF PEA MSCI EMERGING ASIA UCITS ETF – EUR, éligible PEA.

A noter que tous les ETF de valeurs hors UE, qui sont éligibles au PEA ont un mode de réplication synthétique.Les mêmes en réplication physique, ne seront pas éligibles au PEA.

Ce ne sont là que quelques exemples d’ETF sérieux, qui font le job dans la logique de la poche action du portefeuille permanent.

Il est possible de se faire un portefeuille d’ETF diversifiés, mais il faut veiller à ce qu’ils soient le moins possibles corrélés entre eux.

Des ETF pour la poche obligations du portefeuille

Les obligations sont des instruments financiers techniques.

Elles se distinguent les unes des autres par plusieurs critères discriminants, particulièrement les suivants.

Le taux fixe ou taux variable (comme pour les prêts immobiliers), la duration (le temps restant avant l’échéance de leur remboursement par l’émetteur), la note de solvabilité de l’émetteur, la nature de l’émetteur ( entreprises privées ou état), pour ne parler que des principales distinctions.

L’efficacité de la poche obligataire du portefeuille dépend donc d’un choix d’obligations adaptées.

Les obligations qui conviennent vont différer selon qu’on l’objectif qu’on leur fixe, et le moment du cycle économique dans lequel nous nous trouvons.

Dresser l’ordonnance d’ETF obligataires qui convient actuellement dépasse donc largement les limites d’un article ​parce que dépendant d’éléments individuels.

Voici deux ETF d’obligations « corporate » (c’est à dire: émises par des grandes entreprises), qui peuvent participer à la poche obligataire du portefeuille permanent.

Une exposition globale afin de réduire le risque de concentration.L’indice de référence, comprenant environ 14 000 titres, permet d’éviter un risque de concentration pouvant être présent sur des indices plus spécialisés.ETF  Amundi index barclays global agg 500m – ucits etf dr 

 Pour les investisseurs anticipant une hausse des taux américains, les obligations à taux variable, surtout de duration faible ont une utilité particulière.Leurs rendements suivant les taux directeurs de la Réserve Fédérale et ayant une duration faible, la valorisation de ces titres ne diminue que peu en cas de hausse des taux.

Obligations corporate (entreprises privées) à taux variables: 

​​Amundi floating rate usd corporate ucits etf – hedged eur (c)

Il faut mentionner dans cette partie, des obligations vedettes et les etf qui vont avec les bonds du tresors us.

Les bonds du trésor US appelés couramment « T bonds » (treasury bonds)

Ces bonds du trésor sont considérés comme des valeurs refuges excellentes. En théorie financière, les emprunts d’état d’une poignée de pays sont considérés comme à risque nul. En tête ceux de l’état US.

Les bonds du trésor, c’est quoi ?Il s’agit des divers emprunts de l’état pour se financer.C’est « le trésor », c’est-à-dire le département de l’état qui mène l’opération sur les marchés financiers, d’où le nom de bons du trésor.

Le principe et que les bons du trésor de quelques pays, considérés comme presque parfaitement solvables bénéficient en situation de baisse des marchés de 2 moteurs à la hausse.

L’effet « flight to quality » par lequel quand le risque augmente sur les bourses, les investisseurs professionnels achètent ces bonds pour sécuriser leurs portefeuilles.

En cas d’approfondissement de la baisse des marchés, la probabilité que les banques centrales baissent les taux directeurs est forte.

Il faut savoir que baisse des taux entraîne mécaniquement hausse des obligations existantes, y compris les bonds du trésor.En effet la valeur d’une obligation sur le marché varie en sens inverse des taux d’intérêt, c’est contre intuitif, mais logique. C’est une mécanique mathématique infaillible.Cela fait partie du b a ba de la finance, et 100% des investisseurs professionnels la connaisse, ce qui augmente encore l’attrait des obligations du trésor en situation de crise boursière.

De tous les bonds du trésor actuels, quels sont ceux qui sont considérés comme les plus sûrs, dont le remboursement à échéance par l’état ne fait aucun doute ? Ce sont les bonds du trésor Américain : les T bonds (treasury bonds).

La raison en est que l’état Américain est le maître du Dollar qui est la monnaie mondiale. Pour rembourser ses emprunts en Dollars, ce n’est pas difficile, il suffit « d’imprimer » des Dollars !

L’ETF Ishares treasury bonds 20+ years ETF

C’est clair, les T bonds peuvent être des excellents instruments de protection des patrimoines boursier, ils ont une place évidente dans la poche obligation du portefeuille permanent. Mais comment s’en procurer ?

Il existe des ETF qui contiennent des assortiments de T bonds, groupés par maturités.Parmi les plus réputés, les ETF de la société de gestion « Ishares » (groupe Blackrock).Celui nommé Ishares treasury bonds 20+ ETF reproduit l’évolution de T bonds d’une maturité de 20 ans et plus.C’est une valeur qu’on peut garder indéfiniment en portefeuille.

Application pendant le krach du 1er trimestre 2020, l’ETF à pris jusqu’à 22% de hausse de son cours. Ce qui compense 60% de la baisse de cours des actions Françaises.

Mais en cas de remontée des taux la valeur des bonds du trésor chutera, comme pour toutes les obligations à taux fixes, voir le commentaire en rouge page 5.

Jusqu’à de début 2021, cette stratégie de détention d’ETF de T Bonds a été favorisée par la tendance des taux à la baisse.Tendance des taux à la baisse = tendance des T bonds à la hausse !

Mais depuis quelques semaines, les taux longs US remontent ; mécaniquement les T bonds ont commencé à baisser.Il y a exactement le même phénomène avec les obligations corporate à taux fixe et leurs ETF.Beaucoup de professionnels de la bourse pensent que cette hausse n’est qu’une suite passagère de la Covid.

Mais dans ce nouveau contexte, la stratégie d’investissement sur les T bonds demande plus de prudence, et de suivre l’évolution des taux. 

CONCLUSION

​La force de ce « portefeuille permanent » est de délivrer dans la durée une performance quasi égale à celle d’un portefeuille 100% actions, mais s’en s’exposer à ses énormes fluctuations.

Cette volatilité réduite présente des avantages essentiels :

– Une progression régulière avec des baisses d’amplitude limitée- La possibilité de prendre du cash à tout moment sans nuire au portefeuille- La tranquillité d’esprit que donne la sécurité.

Les ETF permettent une mise en oeuvre simplifiée, du portefeuille.

A défaut de bien connaître le paysage des ETF, on peut s’en tenir aux ETF les plus larges pour les actions, et pour les obligations.

Il faut s’assurer que les ETF choisis contiennent en tout l’ensemble des catégories d’actions et d’obligations.

PORTEFEUILLE PERMANENT COMBINE AVEC L’EXPATRIATION DU PATRIMOINE

​Pour renforcer l’efficacité protectrice de ce portefeuille permanent, on peut le marier à la délocalisation géographique de tout ou partie de notre patrimoine, et des établissements financiers par lesquels nous passons.

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Fonds Euro Les Alternatives

Le fond Euro est un dangereux cul de sac comment en sortir?

Il n’a pas du vous échapper que le rendement de vos fonds Euro est devenu très faible depuis 5 ou 6 ans. Le plus grave est que ce rendement est depuis plusieurs années inférieur à l’inflation. Je vous ai aussi plusieurs fois rappelé les risques qui planent sur ces fonds: faillite, krach obligataire, ou blocage dans le cadre de la loi Sapin 2.

Si vous ne l’avez pas encore déserté, c’est sans doute faute de connaître d’alternative comparable (les problèmes en moins!). A force de supporter des problèmes non résolus, on finit par croire qu’il n’existe pas de solution.

Ici c’est une erreur! Les alternatives existent et chacune présente des avantages en fonction des attentes principales des uns ou des autres.

J’en ai compté 3.

Les assurés qui recherchent avant tout la sécurité peuvent arbitrer leur fond Euro contre des fonds monétaires. Les mots sont voisins MAIS les choses sont différentes! J’ai consacré un article sur les fonds monétaires dans ce blog.

Sur ce sujet, la synthèse est simple: les fonds monétaires présentent du fait de leur conception, une stabilité presque parfaite.

Le revers de la médaille est que dans la période actuelle de taux ultra bas, leur rendement annuel est légèrement négatif.

Pour Ceux qui recherchent  plus de  performance Que les fonds Euro, tout en bénéficiant d’une stabilité importante, un autre instrument financier peut remplir cette mission.

Il faut revenir au fondamental des fonds Euro pour comprendre la pertinence de la solution. De quoi un fond Euro est il composé? A environ 80% d’obligations souveraines, c’est à dire d’obligations émises par les états. On se doute que celles émises par la France occupent une place privilégiée! 

En simplifiant, un fond euro est un fond d’obligations souveraines Françaises légèrement dynamisé par quelques autres obligations souveraines un peu plus rentables, et quelques actions. 

Au fait pourquoi ces obligations complémentaires sont elles plus rentables? Réponse: parce que plus risquées. Elles sont émises par des états aux finances publiques délabrées, comme la Grèce ou l’Italie. Pas vraiment rassurant! 

Mais le fond Euro ne distribue pas 100% de la performance assurés. Il en met une partie en réserve, pour lisser la performance distribuée dans la durée.

On se dit alors, qu’un fond centré sur les obligations souveraines Françaises, qui distribuerait la totalité de la performance doit être un peu plus rentable qu’un fonds euro. Justement, c’est le cas!  

Et c’est la 2eme alternative aux fonds euro: les fonds obligations souveraines

Ils ont un point commun essentiel avec les fonds Euro, leur composition: des obligations d’états diversifiées, avec la sécurité qui en résulte.

Mais ils en différent par 2 points techniques.

– Il n’y a pas de garantie de la valeur acquise comme dans les assurances vie. C’est le fameux effet cliquet qui protège la valeur des fonds Euro de toute baisse de valeur des obligations sous jacentes.      

Cela peut paraître une différence importante.

En pratique ce n’est pas si important parce que, nous allons le voir plus loin, les fonds obligataires ne sont pas très sensibles aux remontées des taux d’intérêts de l’environnement.  

Cette garantie intéresse donc surtout les assurés qui ne peuvent supporter aucune baisse, même modérée et momentanée de la valeur de leur placement.

– Le 2eme point découle en partie du premier.

Les souscripteurs de fonds obligataires perçoivent la totalité des intérêts produits par les obligations que détient le fond.

En effet, il n’y a pas la mise en réserve opérée par les assureurs sur les fonds Euros.

C’est un des principes de base des fonds OPCVM (SICAV et fonds communs).

Il s’en suit que « toutes choses égales par ailleurs », un fond obligataire sera plus rémunérateur pour l’épargnant qu’un fond Euro.

Les fonds obligataires sont plus résilients aux remontées des taux que les obligations elles même: pourquoi ?

Parce que La performance des fonds obligataires est principalement liée aux « coupons » (l’intérêt annuel prévue dans l’obligation).

En période de hausse des taux, le gestionnaire du fond fait rentrer de nouvelles obligations à taux plus élevé. Il s’en suit que l’incidence de la variation de cours dans la performance globale sera moindre que dans les obligations elles mêmes.

On peut aller encore plus loin dans le processus d’amélioration.

L’idéal ne serait il pas un fond obligataire que ses caractéristiques particulières rendraient encore résilient à la remontée des taux d’intérêts?

Ces fonds existent! Ils sont la 3eme et meilleure alternative actuellement aux fonds euro

Ce sont les fonds obligataires à taux variable

Les obligations qui constituent ces fonds ont un taux variable. 

Cela signifie que le taux rémunération versée aux épargnant suit celui des taux d’intérêt du moment.

1ère conséquence, quand l’environnement des taux est haussier, ces fonds deviennent automatiquement plus rentables.

2eme conséquence, leurs cours se maintiendront mieux puisque les obligations qui les composent ne seront pas moins attractives que celles qui seront émises assorties des nouveaux taux. 

Résumé : Il n’y a pas de fatalité à rester dans nos fonds euros.

Les 3 alternatives que nous venons d’analyser permettent chacune de répondre mieux que les fonds euros eux même aux 2 objectifs principaux des assurés en fonds euros.

Les fonds monétaires répondent à l’objectif de stabilité.

Les fonds obligataires bien choisis apportent rentabilité supérieure à celle des fonds euro,  avec une volatilité certes un peu supérieure mais quand même très faible, sans le risque de blocage qui plane sur les fonds Euro avec la loi Sapin 2.

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