Histoire du système qui a cassé la France depuis 50 ans

Histoire du système qui a cassé la France depuis 50 ans. Une stratégie en 2 temps.

1ere partie la destruction de la puissance française : démembrement l’état et désindustrialisation 1974 – 2012

Il y a 50 ans au milieu des années 1970, la France était la 4 ème économie mondiale elle talonnait l’Allemagne. Cette puissance économique et industrielle ajoutées à sa force de frappe nucléaire indépendante, et son siège au conseil de sécurité de l’Onu, en faisait le leader incontesté de l’Europe. Le pdt Français ne prenait pas ses ordres à Washington et les grandes orientations de la politique économique de la France n’étaient pas décidées par la commission Européenne.

Avec ces atouts et son rayonnement diplomatique la France était la 3ème puissance mondiale derrière les Etats Unis et la Russie.

Dans cet article je vous montre comment un pays passe en 50 ans de 3ème puissance mondiale, avec un état sans dette, à ce qu’il est aujourd’hui :10 ème économie mondiale, et 25 ème en Pib par habitant avec une dette de l’état de 120% du PIB Mds ; et de pays souverain à vassal des Etats Unis sous l’autorité de l’UE.

Beaucoup de changements sont survenus dans le monde depuis 50 ans. On pourrait à première vue penser que le déclassement de la France est la conséquence de la mondialisation et de la délocalisation de nos industries qu’elle a provoquée. C’est en partie juste, mais un tel déclin en seulement 50 ans n’est pas seulement et ne peut pas être seulement le résultat d’une évolution de l’environnement économique mondial.

C’est celui d’une suite de décisions politiques et leurs conséquences économiques, fondamentalement néfastes qui ont cassé la puissance montante de la France. Ces décisions servent un objectif poursuivi inlassablement depuis 50 ans : abaisser la France pour rendre possible la création d’une Europe fédérale, sous domination Américaine.

Pourquoi une Europe fédérale dominée par les usa nécessite d’abaisser la France ? Réponse : parce que la 3ème puissance mondiale farouchement indépendante était trop grande pour rentrer dans le rôle d’un état fédéré vassal des Etats unis. Il fallait donc lui rogner très sérieusement les ailes, à proprement parler, la casser.

Derrière ces décisions il y a des hommes. On connaît les figures politiques du devant la scène. Tels l’arbre qui cache la forêt, derrière eux il y a presque toute la classe politique, les milieux d’affaires et financiers, une bonne partie des intellectuels, toujours vulnérables aux idéologies, et les médias qui sont indissolubles de cet ensemble.  

En un mot c’est le parti de l’étranger qu’on retrouve tout au long de l’histoire de France.

L’histoire commence en 1974 avec l’élection de Valery Giscard d’Estaing à la présidence de la république. Mettons les évènements dans l’ordre, elle commence le 2 Avril 1974 avec la mort prématurée du président Pompidou. Emergent alors 3 candidats majeurs à la présidence de la république : le gaulliste historique Jacques Chaban Delmas 1er ministre de Georges Pompidou, le ministre des finances Valéry Giscard d’Estaing, et un cheval de retour de la 4ème république François Mitterrand.

Ce qui va se passer dans les mois qui vont suivre de cette année 1974 est la mise au point de la stratégie qui depuis a toujours permis l’arrivée au pouvoir en France de politiciens choisis par l’oligarchie Européiste.

On remarque que des 3 principaux candidats il y a en 1 seul, jacques Chaban Delmas qui soit supposé s’inscrire dans la  continuité de l’œuvre des présidents de Gaulle et Pompidou qui ont à leur actif d’avoir mis la France à la 3ème place des puissances mondiales.

Ce que les Français de l’époque n’ont pas vus ou compris, c’est qu’au-delà des catégories sociologiques différentes que représentaient les candidats Giscards et Mitterrand, les 2 hommes avaient en commun une caractéristiques essentielles : tous 2 étaient déjà des européistes fédéralistes, mais l’un comme l’autre, sur ce sujet avançaient masqués.

L’important était là, non pas dans l’affrontement gauche droite qu’ils étaient censés incarner, et qui polarisait totalement le corps électoral. Déjà en 1974 le vrai sujet de l’élection était l’indépendance de la France, comme de Gaulle l’avait formulé quelques années plus tôt.

Les électeurs n’avaient aucune conscience que leur vote était le premier d’une série qui livrerait la France au pouvoir de la commission européenne et du même coup la priverait de son indépendance. On ne peut s’empêcher de se rappeler de l’avertissement de Charles de Gaulle à l’occasion du référendum qu’il soumit aux Français en 1969, avant de le perdre et de démissionner : « jamais le vote de chacune et de chacun de vous n’aura pesé aussi lourd ».

Comme souvent l’opinion publique en France a une époque de retard dans ses analyses politiques, surtout quand les leaders politiques lui mentent sur la situation et sur leurs objectifs de long terme.

Ce n’est que de nombreuses années plus tard que les rivaux de 1974 ont montré que leur objectif était la construction d’une Europe fédérale. Un jour dans les années 1990 Mitterrand alors président l’avoua, tout simplement, lors d’une interview à la presse. Quand à Giscard, après sa défaite aux présidentielles de 1981 il consacra son temps à son projet Européen ; c’est lui qui prépara le texte du traité constitutionnel que le président Chirac essaya de faire adopter par referendum en 2005.  

Mais revenons en 1974. C’est Giscard qui gagna la présidentielle. Sa grande affaire fut le rapprochement avec l’Allemagne illustré par sa proximité avec le chancelier Helmut schmidt, habilement mise en scène. En apparence, l’idée de relation saines entre les 2 piliers Européen ne peut être que bénéfique pour les 2 pays et l’Europe.

Mais l’objectif véritable de Giscard allait beaucoup plus loin : faire converger les devises des 2 pays. On créa à cet effet le SME : serpent monétaire Européen, puis système monétaire Européen, les 2 ancêtres de l’Euro.

C’est à partir de là que la construction Européenne se fit sur le sacrifice des intérêts de la France. La raison en est que rapprocher le Franc et le Deutsche Mark ne pouvait que se faire qu’en renforçant le Franc. Le renforcement du Franc face au DM signifiait l’affaiblissement progressif de l’industrie Française à l’export, au bout du processus il y avait le début de la désindustrialisation de la France. C’est bien ce qui passa !

En 1981 les Français élirent Mitterrand, ils pensaient opérer une rupture historique. A gauche, on invoqua les mannes de Jaurès, et de Blum. A droite on voyait déjà les 40 000 chars de l’armée soviétique déferler jusqu’à Paris.

Les 2 étaient à côté de la plaque !  En réalité, sans en avoir idée, ils s’enfonçaient davantage sur le chemin du sabordage de la France au profit du projet d’Europe supranationale et anti démocratique par nature, qui est donc l’exacte antithèse de la nation Française démocratique.

En ce début des années 1980, excepté les esprits politiques les plus lucides, personne n’en avait conscience. C’est en 1992, que le traité de Maastricht vint couronner cette longue marche avec la création de l’UE et de l’Euro. Désormais l’essentiel du pouvoir qui s’exerçait en France, ne venait plus de Paris, mais de Bruxelles, et Francfort. Notons l’ironie symbolique entre le nom de Francfort, la ville ou siège la BCE, avec le « franc fort », qui décrit la mutation qui a rendu la monnaie de la France trop forte et provoqué notre déclin économique permanent.

Je vous ai rappelé il y a qqs minutes, que pendant ces années, depuis son départ de la présidence de la république en 1981, Giscard travaillait sur le projet d’un traité constitutionnel pour parachever la création d’une Europe fédérale. C’est en 2005 que les Français à l’initiative du Président Chirac, eurent à se prononcer par référendum, le dernier de la 5ème république.

Ils refusèrent ce traité à une majorité de 55% ,c’est-à-dire supérieure aux 52% de oui au référendum sur le traité de Maastricht 13 ans plus tôt. Normalement ce rejet par le peuple signifiait la fin de la marche vers le fédéralisme en Europe. Le peuple souverain avait décidé ainsi. Il ne restait plus aux Euro-fédéralistes qu’à en prendre acte et tire leur révérence.

Vous vous en souvenez à coup sûr, 2 ans plus tard le nouveau président Nicolas Sarkozy, pris l’initiative de faire ratifier par le parlement réuni en congrès à Versailles, une nouvelle version du traité constitutionnel, devenu traité de Lisbonne. La forme était légale mais le fond était radicalement contre l’esprit de la constitution de la 5ème république qui fait du référendum la source ultime de la légitimité. Le congrès de Versailles fut un coup d’état contre la 5ème république et contre le peuple.

 Ce fut un retour des journées de juin 1940 où le parlement quasi unanime donna au maréchal Pétain les pleins pouvoirs pour demander l’armistice à l’Allemagne. Ce qui signifiait abdiquer l’indépendance de la France sous l’effet de la panique pour défendre leurs petites places.

C’est en cela que 2007 est une date de l’histoire de France. Elle est passée largement inaperçue dans la population, parce que le contexte n’était pas celui d’une dramatique défaite militaire, et parce qu’il n’y avait aucune grande voix comme celle de De Gaulle en 1940 pour dire la vérité au peuple.

La 5ème république est morte ce jour-là. C’est cette forfaiture pour ne pas dire plus, qui est le point de départ de l’effondrement progressif de la démocratie, et de la légitimité de système politique et du gouvernement. C’est à partir de ce moment que les gens ont constaté que les élections devenaient de plus en plus une mascarade, un simulacre de démocratie.

Beaucoup n’ont pas compris pourquoi, et n’ont toujours pas compris. C’est simple : depuis le viol du référendum de 2005, les gouvernements, tous complices du traités de Lisbonne sont aux ordres de la commission Européenne et gouvernent contre la volonté du peuple.

C’est ainsi parce qu’avec le traité de Lisbonne l’essentiel du pouvoir a été transféré à la commission européenne et son président, aujourd’hui Mme Ursula von Der Leyen.

Lorsqu’en 2017 survient la nomination déguisée en élection de Macron à la présidence de la république, les étapes déroulées depuis 1974 ont privés la France des principaux attributs qui font un état.

Il faut les rappeler : battre monnaie (ou contrôler la banque centrale, ce n’est pas le cas avec la BCE), décider de la paix et de la guerre (on voit avec la guerre d’ukraine que le gouvernement suit fidèlement la ligne de la commission de Bruxelles, elle même alignée sur les décisions Américaines), rendre la justice (les faits divers quotidiens montrent que ce n’est plus le cas). Pour l’économie, les grandes orientations sont fixées par l’UE (les Gopé), pour le financement de l’économie et de l’état, c’est la BCE qui a le pouvoir.

A ce stade de démembrement de la puissance Française, l’étape ultime est la liquidation du pays. C’est la mission de Macron. Il s’emploi à l’accomplir depuis 2017, avec une efficacité exceptionnelle.

2ème partie la liquidation de la France, de 2017 – 2025

Dans la 1ere partie de cet article nous avons vu que c’est une suite de décisions politiques et leurs conséquences économiques, fondamentalement néfastes qui ont cassé la puissance montante de la France. Et que ces décisions servaient un objectif poursuivi inlassablement depuis 50 ans : abaisser la France pour rendre possible la création d’une Europe fédérale, sous domination Américaine.

Aujourd’hui il s’agit d’analyser la 2ème phase de l’assaut mené depuis un demi siècle contre la France, cette phase en cours depuis 2014 est celle de la liquidation du pays.

Cheville ouvrière de cette stratégie : une ingénierie sociale basée sur la propagande écrasante des médias du système pour amener au pouvoir en France des politiciens qui oeuvrent à la construction Européenne avant de servir nos intérêts nationaux supérieurs. 

En 2017 un homme d’une trentaine d’années quasi inconnu de la population, entré en politique 3 ans plus tôt, en tant que conseiller, puis ministre des finances du Président Hollande, devient président de la république. au terme d’une parodie de campagne électorale.

Derrière lui le rouleau compresseur des médias officiels chante ses louanges 7 jour 7 24 heures sur 24. La masse des électeurs ne voient pas que cela signifie que cet inconnu est l’homme que l’oligarchie a choisi pour exercer son pouvoir à travers lui.

Les motifs du vote Macron témoignent de la déliquescence de la conscience politique et de la naïveté d’une partie de la population. Les sondages de l’époque nous renseignent sur les raisons du vote Macron. Ils révèlent une haute conscience citoyenne : « il est jeune, il est beau, il présente bien, il parle bien, il a épousé une femme plus âgée que lui».  

Pour mieux assurer son élection, la justice sera mise à contribution liquidant au terme d’une instruction éclair son concurrent considéré comme le plus sérieux, François Fillon, pour une affaire insignifiante montée en épingle par des journalistes à gages. Si je vous rappelle les circonstances rocambolesques de cette élection c’est parce qu’elles résument la nouvelle phase dans laquelle entrait le pays :

 –  la confiscation de l’élection présidentielle par l’oligarchie …comme 10 ans plus tôt le traité de Lisbonne avait confisqué le référendum.

Quand on passe en revue les actions de Macron depuis son entrée en politique il y a 10 ans, à l’époque conseiller auprès du président Hollande, on ne trouve pas grand chose qui semble aller dans le sens des intérêts du pays. 

Pensait il poursuivre le bien de la France? Dans ce cas comment comprendre tant de décisions et de mesures qui ont abouti à la situation pré-catastrophique actuelle? Ou, tout simplement son objectif, (ou la feuille de route qui lui a été assignée les puissants qui l’ont hissé à la présidence de la république), est il d’achever le démantèlement de la France pour la fondre dans une UE fédérale?

Son bilan donne une plausibilité particulière à cette explication. Ici le but n’est pas d’instruire le procès de Macron, mais de comprendre le sens et la portée de ses 10 ans de pouvoir sur le pays. Il me parait plus fécond pour comprendre ce que veut ce président, de s’intéresser à son style de communication, avec les Français particulièrement, que de ne regarder que ses actions de président. Du moins chaque angle éclaire t il l’autre.

Ce que serait sa présidence, il nous l’avait annoncé et montré dès ses débuts : sa boussole en tant que président Français est avant tout de faire avancer la construction européenne. Il nous le dit au début de son discours le soir de son élection de 2017. C’est la première fois en France et sans doute dans le monde, qu’un président annonce à son peuple que son objectif principal n’est pas l’intérêt du pays.

Tous ceux qui étaient attentifs en ont déduit que l’intérêt de la France serait systématiquement sacrifié pour celui de l’UE…et aussi de l’Allemagne considéré comme pays leader depuis que les dirigeants Français préfèrent ne pas troubler la quiétude de l’UE que de défendre le leadership de la France.

Dès les premières communications de Macron il s’est avéré que la relation qu’il établissait avec nous était d’une autre nature que le lien affectif et de confiance entre le président et le peuple. Les Français ont découvert une communication présidentielle qui enfourche les thèmes anxiogènes qui assiègent la conscience des opinions publiques occidentales : le changement climatique, la transition énergétique, la lutte contre le carbone, et d’autres plus Européens comme le retrait du nucléaire.

Ces thèmes sont censés lui attirer les faveurs d’une majorité transpartisane de la population. Mais le rôle d’un chef d’état n’est il pas plutôt d’éveiller la lucidité du peuple en l’éclairant sur le pourquoi de ces campagnes de peurs millénaristes gigantesques dont il est le jouet, qui se développent depuis 40 ans … et qui en tire profit et qui en est pénalisé ?

Ses formules creuses, mais qui sonnent bien, sont faites pour impressionner ses auditoires, sans jamais parler ni le langage de la vérité ni des vrais sujets. Ce genre de déclarations desquelles ne sort rien de consistant, Ukrainiens et Africains appellent cela « macronner ».

Nous avons eu quantités de bavardages sur la transition énergétique, mais rien sur la préparation l’avenir de la France. Dans sa palette de communication il n’y a pas que l’art de manier l’illusion, il est aussi un virtuose cette forme de mensonge qu’est la présentation inversée du réel. Quand il se félicite de la floraison de nouvelles entreprises en France, il ne nous précise pas qu’il s’agit principalement d’auto entrepreneurs, c’est à dire plutôt des chômeurs en fin de droit que de création de vraies entreprises créatrices d’emplois.

C’est à l’occasion de la pandémie qu’est apparu l’évidence du trucage sur lequel repose sa gouvernance. Personne n’a oublié le déferlement quotidien des fake news, dans les médias officiels, en particulier sur les chaines de grande écoute, le décompte macabre et bidonné des nouveaux décès attribués à la pandémie.

L’objectif de ces fake news mises en scène par une propagande h24 ne pouvait qu’être de terroriser la plus grande partie possible de la population pour la jeter dans les filets des géants de la production des substances expérimentales dont l’injection était censé protéger de la pandémie.

On aurait donc pu s’attendre à ce qu’en tant que président, il use de son autorité pour que cesse cette mascarade et toute la répression qu’elle a permis contre des citoyens entendant exercer leur liberté de décider s’ils se feraient injecter ou non une thérapie expérimentale. 

Non seulement le président ne l’a pas fait mais il a pris la tête des opérations d’ingénierie sociale contre la population, au service de cette offensive des grands labos, à la poursuite d’un jackpot de 10 Milliards d’Euro.

Ce mode de communication et d’inaction est cohérent si l’intérêt supérieur de la France n’est pas son sujet, et que quand il s’agit de la France il suffit d’amuser la galerie en parlant pour ne rien dire.

 On cherche en vain dans ses décisions, une suite, une cohérence, un fil rouge au bout duquel on entreverrait la recherche de l’intérêt du pays.  Regardons pour le nucléaire civil, domaine stratégique pour l’indépendance énergétique du pays, dans lequel il a fait des annonces et aussi pris des décisions.

En 2020 il ferme les 2 réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim (la décision avait été prise par Hollande mais il pouvait revenir dessus). Mais il annonce en 2023 la relance du nucléaire civil, tout en laissant l’UE ne pas intégrer le nucléaire dans la taxinomie des « énergies vertes » (alors que le gaz naturel grand émetteur de CO2 en fait partie, ce qui montre au passage dans quel délire idéologique anti nucléaire en est l’UE!). Si la relance des constructions de centrales nucléaires voit le jour, elles ne pourront donc pas bénéficier de financement Européen, contrairement à ces magnifiques exemple d’énergie verte que sont les centrales à gaz.

Tout ça est incohérent : veut il relancer le nucléaire sans oser le faire ? veut il continuer à défaire le nucléaire sans oser le faire ? Toujours est il que le nucléaire reste au point mort.

Ce mauvais coup contre l’indépendance énergétique de la France est dans la même ligne que la vente en 2014 du fleuron mondial de l’équipement des centrales nucléaires, Alsthom, à l’Américain Général Electric. A l’époque ministre des finances, Emmanuel Macron avait laissé faire.

Cela avait soulevé un tollé, et débouché sur une enquête parlementaire. Si bien qu’en 2021, EDF (sans doute à la demande du président de la république désireux de se sortir du scandale) rachète à GE ses activités nucléaires parmi lesquelles celles qui lui avait été vendues 7 ans plus tôt. On conçoit que pendant ces années, GE a eu tout le temps de bénéficier du transfert des technologies d’Alsthom, privant ainsi le Français leader mondial de son avance.

Là encore que veut il réellement ? Comme si cela ne suffisait pas pour couper les ailes de notre potentiel dans le nucléaire civil, en 2019 c’est l’arrêt du projet d’avant-garde  Astrid.  Il avait vocations à donner à la France des siècles d’indépendance énergétique.

Techniquement il s’agit d’un reacteur à neutrons rapides, surrégénérateur qui permet d’utiliser le plutonium, l’uranium 238 et le thorium comme combustible nucléaire.  Le plutonium est un déchet nucléaire produit par les centrales nucléaires ordinaires. L’uranium 238 est 100 fois plus abondant que l’uranium 235 combustible nucléaire classique. Le thorium est beaucoup plus répandu que l’uranium.  Résultat pour la France une autonomie énergétique de 2000 ans. 

L’arrêt d’Astrid c’est la renonciation à notre indépendance énergétique, au développement de nos exportations d’électricité, et surtout à la réindustrialisation laquelle nécessite une base énergétique souveraine, abondante et pas chère. C’est au final une perte de chance colossale pour l’avenir du pays, une nouvelle fois que veut Macron ? 

Certains se rappellent certainement qu’en 2019, Macron signe avec la chancelière Allemande Merkel, le traité d’Aix la chapelle. Parmi les déclarations de bonnes intentions ordinaires dans ce genre de document, il pose que l’objectif des diplomaties françaises et allemande est de faire admettre l’Allemagne comme nouveau membre permanent du conseil de sécurité à l’Onu.

Si cela se faisait la France perdrait une de ses supériorités politiques essentielles sur l’Allemagne, laquelle essaie ouvertement de dominer la France en tous domaines. Cela ne peut pas avoir échappé au président Français! Les Allemands, eux, voient clairement le bond en avant dans la puissance en Europe que l’Allemagne en obtiendrait !

L’Allemagne, condamnée à une électricité chère, conséquence de sa politique énergétique idéologique (arrêt du nucléaire, éolien) et du sabotage des gazoducs Nordstream en Septembre 2022, essaie de nous affliger du même handicap, par le biais du « prix Européen de l’électricité ». Ce prix européen de l’électricité est en général beaucoup plus élevé que celui auquel nos centrales nucléaires peuvent fournir la consommation des ménages et industries Française.

La manœuvre Allemande est évidente. Mais de manière incompréhensible Macron ne s’y oppose pas. Peut être espère t il en laissant les Allemands priver nos entreprises de cet avantage concurrentiel, qu’ils ne s’opposeront pas au financement du déficit Français par le BCE le moment venu…Mais c’est lui qui a mis les finances de l’état en ruine!

Ces mauvaises décisions ne clôturent pas la liste de ces actions néfastes, mais elles me paraissent les plus lourdes. Elles ont un point commun: elles font passer l’intérêt de l’Europe chimérique de Macron, avant les intérêts, qui eux sont tangibles, de la France. La catastrophe globale qui se développe en France en est largement issue.

Dites moi en commentaire si vous pensez comme moi qu’une Europe fédérale ne peut se faire que sur le cadavre de la France, et à quel moment vous l’avez compris.

Vous pouvez aussi m’écrire directement sur questionsfinances@gmail.com

Pierre Maumont

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3 commentaires

  1. Une analyse très fine de la triste réalité du pays. J’ai toujours pensé que nos hommes politiques, de tous bords, « jouaient » contre l’intérêt des français. D’ailleurs un candidat à telle ou telle élection se déclarant anti-européen n’a aucune chance de réussite. Pourtant il est évidant que l’Europe ne fait plus recette. Elle est devenue l’antithèse de ce que l’on nous a vendu il y a des dizaines d’année : L’Eutrope c’est la paix, l’Europe c’est la prospérité, la liberté, la démocratie etc.. – Au final, l’Europe c’est de la M….

  2. J’ai compris la ruse de l’Europe lorsque les traîtres Chirac et Sarkozy ont fait voter le traité de Lisbonne, depuis ce moment les français sont roulés dans la farine, et comme la majorité est débile, je pense que c’est mort pour la France, on ne remontera jamais à la 3ème place.
    Chute et décadence du royaume de France, comment peut-on en rester fier ?
    Bien à vous
    Bruno 59 ans

    1. Bonjour Bruno,

      Vous avez tout compris!
      La France n’est peut être pas encore condamnée, pour se relever il faudra balayer l’état république bananière et ses personnels corrompus jusqu’à la moelle.
      Surveillons les initiatives en ce sens.
      Cordialement
      PM

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