Best of éditos* aux abonnés juin juillet 2025: Protégez vous de la machine à détruire la France – L’épargne liquide est la plus vulnérable – La mise sous tutelle de la France – Les revenus d’actions résistent à l’inflation.

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Dans les bouleversements qui s’accélèrent depuis 2023, quelle est pour les Français la plus grande menace:

Une des guerres en cours?

L’effondrement de l’autorité de l’état et la défaillance de la justice ?

La destruction de la 5ème république?

La perte de contrôle des finances publiques?

Le délitement de l’économie du pays avec l’explosion des faillites et du  chômage?

Le sacrifice des intérêts de la France à ceux de l’UE, de l’Allemagne, et des Etats Unis? La corruption des dirigeants politiques?

La répression de toutes les formes de dissidence au système oligarchique qui tient la France ?

C’est vrai, cette liste de maux ressemble au bilan des 10 ans de pouvoir d’Emmanuel Macron (il a commencé sa carrière politique comme conseiller du président Hollande en 2015). 

Macron a fortement accéléré les processus en cours, si bien que leurs fruits pourris se répandent dans le pays avant qu’il n’ait quitté ses fonctions.

Mais tout était déjà en marche (sans mauvais jeu de mots) depuis des décennies quand il est arrivé en 2015.

Le système actuel ne sauvera pas le pays, c’est lui qui est responsable du naufrage en cours depuis 50 ans. C’est lui qui a rendu impuissants les gouvernements et les dirigeants politiques, en trahissant la souveraineté du peuple et celle du pays, c’est à dire la constitution de la 5ème république.

La machine à détruire la France va encore accélérer dans tous les compartiments: économie, niveau de vie, déficits, sécurité intérieure, atteintes au droit de propriété, discrédit sur la scène mondiale. 

Aboutissement naturel du processus en cours? Une révolution comme ce fut le cas en 1958 avec l’arrivée de De Gaulle au pouvoir; ou un coup d’état avec un fort soutien populaire. 

La seule question est: avant ça, le pays connaîtra-t-il une phase d’anarchie voire la guerre civile?  

Chacun doit réfléchir à cette question, parce que de sa réponse dépendent les mesures adaptées.

Faut il quitter la France ? Faut il préparer une future expatriation? Préfère-t-on rester? Dans ce cas quelles mesures sont nécessaires? Faut il parier sur la pérennité des retraites? Sur la pérennité de la protection sociale? Sur la pérennité du droit de propriété? …

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Quelles sont les principales menaces sur l’épargne?

Les 2 ennemis permanents qui attaquent notre épargne s’appellent: inflation, et dévalorisation de la monnaie.

Le second est souvent d’ailleurs, une conséquence du premier.

A notre époque, c’est à dire depuis quelques années, environ 10 ans, est apparu un 3ème, redoutable: la confiscation de l’épargne par l’état. Ce risque est d’autant plus probable que les finances de l’état concerné sont déficitaires et sa dette irremboursable.

Cette description vous rappelle immédiatement le cas de notre état Français.

Ces tueurs d’épargne ont un point commun, leur première cible est l’épargne liquide.

 – Parce que l’épargne liquide est avant tout de la monnaie, la dévalorisation de la monnaie est donc en même temps celle de l’épargne liquide.

 – Parce que pour l’état elle est tellement facile à spolier qu’elle est comme un trésor non protégé, à ciel ouvert; il suffit de se servir.

Lors de la réunion de l’Otan de ce jours ci, on a pu asssiter au spectacle de responsables de l’Otan et des pays de l’UE faire assaut de servilité envers le président Trump pour accepter de porter leurs budgets militaires à 5% de leur PIB, comme l’exige le président US. 

Quel rapport entre cet évènement et le sujet de l’article?

Celui ci:  le passage à 5% en dépenses militaires, signifie selon les pays, une augmentation de dépenses annuelles de 3 à 4% du PIB.

Les dizaines de miliards nécessaires ne vont pas tomber du ciel mais sortir de la planche à billet de la BCE (et de la Bank of England).

Comme nous l’avons de nouveau expérimenté depuis une douzaine d’années: planche à billet —> Inflation.

L’autre possibilité pour financer la mise à niveau Trumpienne des armées Européennes serait le recours à l’épargne des citoyens. C’est le fameux plan de 750 milliards voulu par la présidente de l’UE, ou celui scandaleux, du ministre des finances Eric Lombard. 

Pour se procurer ce montant pharaonique auprès des citoyens des pays membres, les états ont 2 voies:

 – Escroquer les ménages en les incitant à souscrire à un produit d’épargne frelaté qui les appauvrira (j’en ai parlé il y a quelques semaines),

 – ou puiser autoritairement dans l’épargne des ménages.

Dans les 2 cas ce sont des formes de spoliation.

En résumé, la révolution venue des Etats Unis, dans nos dépenses militaires va se traduire par une relance de l’inflation et des tentatives de spoliation de notre épargne qui frapperont directement l’épargne liquide.

Pour se protéger de ces évènements déjà en cours, 2 mesures sont à la disposition des épargnants.

 – Couvrir leur épargne liquide contre l’inflation en achetant de l’Or (en sachant acheter l’Or qu’il leur faut).

 – Déposer leur épargne liquide dans des banques spécifiques, hors du champ d’action de l’état Français, donc à l’étranger (précisément: dans certains pays).

Comment La mise sous tutelle du FMI sur la France peut elle arriver?

Ces jours ci le FMI vient de lancer une nouvelle alerte sur la France, après celle d’Octobre 2024.

Le discours est resté le même:

 – Sans réforme substantielle des dépenses publiques, le déficit restera autour de 6% du PIB jusqu’en 2030 (et rien ne dit que ça ira mieux après). 

 – La dette pourrait atteindre  124% du  PIB en 2029 (manière diplomatique d’affirmer qu’elle l’atteindra).

 – La solution n’est pas d’augmenter encore les impôts mais de mettre en oeuvre une réduction drastique des dépenses publiques. 

A partir de cette inquiétude manifeste du FMI pour les finances publiques de la France, vous avez pu entendre certains évoquer la mise sous tutelle de la France par cette institution internationale.

L’image des équipes du FMI débarquant au ministère des finances pour auditer nos comptes publics et imposer au pays des économies féroces, comme il l’avait fait naguère en Argentine ou en Grèce, doit en inquiéter plus d’un.

Alors comme ça, un organisme international aurait le pouvoir d’intervenir de son propre chef, dans la gestion des finances publiques des états! 

Etrange vous ne trouvez pas?

En réalité le FMI ne peut pas « mettre sous tutelle » un pays sans son consentement explicite.

En général, l’institution exerce une influence indirecte en publiant des rapports et des recommandations qui peuvent inciter un pays à adopter certaines mesures économiques. Nous le voyons avec la France depuis l’année dernière.

Il intervient uniquement lorsque le gouvernement d’un pays sollicite une aide financière en raison de difficultés économiques majeures. Parfois, comme ce fut le cas en Thailande lors de la crise Asiatique des années 1990, il prend l’initiative de proposer son aide.

Dans le cas d’un pays de l’UE, c’est la BCE qui est la première ligne de défense. 

Si la dégradation de la situation financière se poursuit, l’augmentation des taux d’intérêts sur la dette Française accélerera; parce qu’il faudra payer plus cher nos prêteurs ordinaires pour les convaincre de prêter leur argent à un pays qui avance vers la faillite lentement mais d’autant plus sûrement qu’il ne fait rien de sérieux pour l’éviter. 

C’est le début de la spirale qui mèner au défaut de paiement et la crise économique en France.

L’étape suivante serait l’éclatement de l’Euro, comme cela se serait produit en 2011 avec la crise Grecque, si la BCE n’était pas intervenue pour faire baisser les taux de la dette Grecque en la rachetant massivement.

En la circonstance, on avait aussi mis le FMI dans le coup parceque la situation mettait en risque le système financier Occidental. 

Ce sera bien plus dangereux si En 2025 ou les années qui arrivent, c’est la France 2 ème économie de l’UE qui venait à sauter. 

La BCE interviendra donc « pour nous sauver » et surtout sauver la zone Euro. 

Mais il n’est assuré qu’elle y parviendra.

On revient toujours au à la même contradiction depuis des années, qui est que:

1°) le redressement financier de la France, pays accablé de fiscalité et de prélèvements sociaux, ne peut passer que par des coupes de dépenses publiques par dizaines de milliards, cumulées pendant plusieurs années.

2°) Nos gouvernements n’ont jamais eu le courage, ou le savoir faire, pour mettre ces mesures en chantier.

Les années n’ont fait qu’exacerber la situation.

Ce n’est pas l’actuel Président, désavoué massivement aux Européennes et législatives de 2024, qui ne peut plus mettre le nez dehors sans être spontanément conspué par les passants, ni son cacochyme premier ministre, qui disposent de la légitimité démocratique pour prendre des mesures de gouvernement d’une telle vigueur.

Que nous propose François Bayrou? Une fois de plus que nous fassions des sacrifices fiscaux. Tandis que les médias courroies de transmission du gouvernement, recommencent à faire campagne pour sabrer dans les retraites, ce qu’ils appellent « une réforme des retraites ». 

Ce n’est plus à la population de continuer à supporter des sactifices toujours vains, fiscaux pour les classes moyennes et supérieures,  sur les retraites pour tout le monde.

Il n’y a qu’une solution techniquement efficace et responsable: tailler à la hache dans les dépenses de l’état, mettre fin à la gabegie dans les allocations sociales, et à la grande fraude fiscale. L’ensemble pèse des dizaines de milliards par an.

Ce programme, nos partenaires de l’UE l’ont plus ou moins tous réalisé; même l’Italie qui était jusqu’à ces récentes années le mauvais élève que nos gouvernements pointaient du doigt pour faire diversion sur leur propre impéritie.

Allons nous collectivement , contribuables, retraités, et autres catégories visées pour être rançonnées une fois encore; nous lever pour fermer au gouvernement la porte de notre spoliation? 

On ne peut plus douter que le gouvernement et ses successeurs continueront sur cette voie facile, tant qu’on ne les arrêtera pas.

Agiter le spectre du FMI ne sert finalement qu’à faire diversion.

Ce n’est pas encore le FMI que les Français doivent craindre, c’est surtout la spoliation des retraites à venir et en cours, la spoliation des revenus par la fiscalité et les prélèvements sociaux, et la spoliation de l’épargne que les esprits médiocres qui gouvernent ce pays considèrent ouvertement comme LE moyen de renflouer les finances publiques de la France.   

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Se constituer des revenus basés sur les actions est le choix le plus puissant pour résister à l’inflation. 

je vous rappelle les avantages singuliers des revenus basés sur les actions.

A première vue, le maintien des revenus dans la durée semble une évidence. En réalité la seule évidence est que nous désirons tous que nos revenus se maintiennent dans la durée.

Sauf que la plupart des catégories de revenus ne se maintiennent pas dans la durée.

 – Commençons par les salaires. Ils suivent plus ou moins l’inflation officielle. Mais il est de notoriété publique que l’inflation véritable est sensiblement plus forte.

Les exemple sont partout, rappelons le dernier en date: l’augmentation des prix dans l’alimentation depuis la guerre en Ukraine. L’indice insee pour l’alimentation, de 01/2022 à 10/ 2024 est passé de : 110,1 à 131,5 ; soit une hausse de 19,4% 

Les personnes qui font elles même leurs courses se rappellent que sur le terrain; les 20% d’augmentation des prix étaient déjà atteints courant 2022. Actuellement, l’augmentation constatée de la masse des produits alimentaires depuis 2022 est autour de 50%. En 3 ans on commence à s’y habituer, mais les chiffres sont là !

N’oublions pas les augmentations de l’énergie, des taxes foncières, ect… les 13%  d’inflation officielle de l’Insee depuis 2022 sont loin du compte. Conclusion, ces revenus que sont les salaires, en apparence suivent l’augmentation des prix, mais exprimés en Euro constant (inflation retranchée), ils ne cessent de baisser (sauf bien sûr amélioration de situation professionnelle individuelle).

 – Voyons les revenus immobiliers. C’est le même problème que pour les salaires, mais en plus profond.

Si vous êtes investisseur locatif vous savez que l’indice de révaluation des loyers augmente moins vite que l’inflation officielle. 

Les charges, elles, augmentent au rythme de l’inflation réelle, donc bien plus vite que les loyers !

Conclusion, les revenus locatifs réels s’érodent dans la durée.

 – Voyons les revenus des fonds Euros d’assurance vie. Eux aussi sont confrontés à la course contre l’inflation.

Depuis des années ils font à peine jeu égal avec l’inflation offcielle c’est à dire que leur valeur recule annuellement de plusieurs points de poucentage en tenant compte de la vraie inflation.

Cela veut dire quoi? Que le rendement du placement est autour de zéro pour les meilleurs fonds, donc que ces fonds ne génèrent pas de revenus réels.  

Pour se créer un flux de « revenus », il faudra tout simplement consommer progressivement le capital accumulé sur le fond. 

Mais la consommation du capital n’est pas vrai revenu. Ce sont les héritiers qui un jour seront lésés.

 – Les retraites ? Comme pour les salaires, leur indexation est inférieure à l’inflation réelle.  

Comme leur valeur réelle diminue, leur pouvoir d’achat diminue donc chaque année. 

Ne parlons pas de l’appétit de l’état pour prendre l’argent des caisses de retraites.

Alors il y a-t-il un type de revenu qui échappe à l’attrition qui touche tous les autres?

Oui, ce sont les revenus basés sur les dividendes d’actions, pourquoi ?

lIs ont 3 avantages décisifs qui fonctionnent en synergie.

  – Les dividendes ne sont rien d’autre que le partage des bénéfices de l’entreprise de manière égalitaire. Chaque actionnaire reçoit la même proportion du bénéfice que la proportion d’actions qu’il détient. 

  – Les bénéfices à partager sont de faits indexés sur l’inflation réelle dans la durée. C’est logique, l’entreprise augmente ses prix quand le coût de ses diverses fournitures augemente, par exemple à cause de l’inflation. Il s’en suit que le bénéfice progresse au rythme de l’inflation (indépendamment de tout autre facteur).

Conclusion par nature les dividendes d’actions suivent l’inflation

Ils peuvent faire mieux si la rentabilité de l’entreprise augmente ou moins bien si elle baisse, mais statisquement, c’est à dire sur un nombre important d’entreprises ça se passe comme cela. 

 – Leur 3ème avantage est que les dividendes peuvent être entièrement consommés par l’actionnaire sans « manger le capital ». La valeur de l’action continuera à progresser, moins vite que si le dividende était réinvesti, mais elle progressera quand même.

C’est un avantage puissant par rapport à tous les placements dont les revenus ne peuvent pas être utilisés entièrement si on veut compenser l’usure du capital par l’inflation.

 – Mais par les temps actuels, la plus grande force des revenus d’actions, vient de l’impossibilité technique pour le gouvernement de spolier les actionnaires. Il peut en augmenter la fiscalité, mais il y a tellement plus d’argent à prendre aux particuliers avec la fiscalité de l’immobilier! 

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